Le christianisme induit la crainte chez ses adeptes

On parle beaucoup du doute en philosophie et on s’attendrait presque que ce soit le devoir d’un blog athée de nous parler des vertus du doute. Mais il n’y a pas que le doute. La certitude aussi est importante, et très sous-estimée. Même Descartes, quand il remet tout en cause (voir Discours de la Méthode, et on retrouve le même exercice dans les Méditations Métaphysiques) le fait dans le but de s’assurer au moins une certitude, dans ce cas sa propre existence. C’est le « je pense, donc je suis », qui est au fond un « je doute, donc je suis ».

On peut toujours dire qu’on est jamais sur à 100%. Mais on a besoin d’une part de certitude.

Dans le christianisme, le doute est mal vu, et est associé au péché. L’Ancien Testament est une longue suite d’échecs résultant d’un peuple (juif) qui doute. Dans le Nouveau, ceux qui doutent sont des traitres. Le mot d’ordre: ne doute pas, tu dois avoir confiance, c’est-à-dire la foi.

Le problème avec la foi est qu’elle n’est justement qu’une confiance, une adhésion à une doctrine sans justification rationnelle. Pour avoir la foi, il faut d’abord ne pas avoir de certitude, donc douter. La foi est présentée comme l’opposé du doute mais en réalité elle est dépendante du doute.

La conséquence est que le croyant doit être dans la crainte. Il ne dispose pas des informations qui lui permettraient de dissiper sa crainte (s’il savait, ce ne serait plus de la foi). Plutôt que de fournir les réponses qui permettrait au croyant de mettre fin à l’angoisse, le christianisme entretient le mystère. S’il y avait une manière d’obtenir une certitude raisonnable quant à la vérité des différentes doctrines, alors la foi ne servirait à rien. Un doute doit demeurer.

C’est diaboliquement pervers comme système. Une religion pourrait-elle être parfaitement cohérente et connaitre le succès? Permettez-nous d’en douter.

Nous avons illustré le tout par le schéma suivant:

Le cycle de la foi

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8 Commentaires

  1. J.-L. Langlois

    Heureusement, l’Amour parfait banie la crainte. Et en ce sens, notre Père du ciel ne nous laisse pas pas orphelin. Sa Parole peu sembler obscure mais elle n’est voilée que pour ceux qui périssent. Et si une saine crainte du Tout-Puissant nous conduit au pied de la Croix, c’est justement là que le Christ nous décharge de notre fardeau. Ainsi libéré, nous pouvons d’autant mieux Le servir dans cette vie en attendant Son retour en gloire. En tout état de cause, il faut croire pour comprendre.

  2. PierreJ

    Petit point de vue d’un chrétien … Il faut bien qu’un scientifique se mouille pour pimenter le débat qui ne consiste que en : « J’ai raison, la science a raison, les athées ont raison, la Bible a tort ». Allons-y !

    1. « Dans le christianisme, le doute est mal vu, et est associé au péché. »

    Le doute n’est pas entièrement mal vu dans le christianisme. « Le doute est la preuve que l’intelligence travaille, cherche à comprendre et, par conséquent, il fait partie de notre cheminement spirituel : il est raisonnable de demander des raisons de croire. » (Témoignage d’un évêque). Le doute n’est pas associé au péché quand il est présent pour chercher une réponse à un problème. Mais quand le doute devient entêtement alors que les preuves s’accumulent, que les témoins sont de plus en plus nombreux, alors il est associé au péché. A noter : plus de 3 milliards de personnes croient en Dieu. Il doit y avoir quelque chose qui vous échappe, non ?

    2. »L’Ancien Testament est une longue suite d’échecs résultant d’un peuple (juif) qui doute. »

    Ce que tu prends n’est qu’une infime partie de l’Ancien Testament dont, heureusement, l’unique message n’est pas : « Ne doutez pas ». Tu prends seulement la partie « entêtement » du doute (voir 1.) Le Dieu dont il est question est un Dieu d’Amour. Le problème ainsi posé dans l’Ancien Testament est donc le suivant : Le peuple juif, pendant l’Exode, doute de l’Amour de son Dieu, et va donc chercher autre part (cf. épisode du Veau d’or, etc.). Mais l’ « autre part » en question les mène à la perte parce qu’ils se détournent du vrai Amour. Il vont donc dans le mur.

    3. »Dans le Nouveau, ceux qui doutent sont des traitres. Le mot d’ordre: ne doute pas, tu dois avoir confiance, c’est-à-dire la foi. »

    Faux ! Contre-exemple : Pierre doute de Jésus dans l’épisode de Jésus qui marche sur les eaux. Est-ce que c’est un traître ? Non. Il est devenu le premier pape de l’Eglise primitive.

    Conclusion n°1 :
    Rectification : « Le mot d’ordre : ne doute pas de l’Amour, qui peut changer le monde. Tu dois avoir confiance, c’est-à-dire, la foi ». En effet, dans une relation d’amitié, la première chose qui naît est la confiance. Sans confiance, pas de vrai ami. La foi est la confiance en l’Amour.

    4. « Le problème avec la foi est qu’elle n’est justement qu’une confiance, une adhésion à une doctrine sans justification rationnelle. »

    La foi ne se traite pas avec des explications scientifiques, tout comme la confiance, car c’est un sentiment. Si tu aimes quelqu’un, tu ne vas pas chercher à comprendre pourquoi tu lui fais confiance. Avec Dieu, c’est pareil. Si tu aimes en vérité, alors tu as la Foi. Le reste vient ensuite.

    5. « Pour avoir la foi, il faut d’abord ne pas avoir de certitude, donc douter. »

    J’applique ta démonstration : tu as une femme, tu l’aimes. Seulement, comme ce n’est pas scientifique, tu adhères à une doctrine sans justification rationnelle. En effet, pourquoi aimes-tu ta femme et pas une autre, et pourquoi l’amour que tu lui donnes te porterait à croire qu’elle t’aime, donc que tu peux lui faire confiance ? Donc, pour faire confiance à ta femme, tu ne dois pas avoir de certitudes, donc tu dois douter. Ainsi, la confiance que tu lui portes est présentée comme l’opposé du doute, mais elle est dépendante du doute. Contresens. C’est pareil pour n’importe quel ami, et donc pour Dieu.

    Bien sûr, pour en arriver à ce raisonnement, il faut prendre le point de vue d’un chrétien, et c’est pour ça que je vous écris, afin d’enrichir votre raisonnement.

    6. « La conséquence est que le croyant doit être dans la crainte. Il ne dispose pas des informations qui lui permettraient de dissiper sa crainte (s’il savait, ce ne serait plus de la foi). Plutôt que de fournir les réponses qui permettrait au croyant de mettre fin à l’angoisse, le christianisme entretient le mystère. S’il y avait une manière d’obtenir une certitude raisonnable quant à la vérité des différentes doctrines, alors la foi ne servirait à rien. Un doute doit demeurer. »

    Ce qui veut dire que tu es obligé d’avoir peur que tes amis ne t’aiment pas. Ce qui provoque limite une paranoïa. Enfin bref, plus de confiance, et donc, plus d’amitié. Tu te contredis : la confiance est contraire à la crainte.

    7. »C’est diaboliquement pervers comme système. Une religion pourrait-elle être parfaitement cohérente et connaitre le succès? Permettez-nous d’en douter. »

    D’après mon raisonnement, je conclue : « C’est diaboliquement tordu comme raisonnement ». Comment prouver qu’un sentiment n’en est pas un ? Une religion pourrait-elle être parfaitement cohérente ? Le christianisme, oui, car il se base sur l’Amour, élément clé que vous avez oublié (quand on parle de Foi, on parle également de l’Amour et de l’Espérance). Vous noterez que la Foi est considérée comme une vertu théologale : qui vient de Dieu. Ainsi donc, la première chose à faire est d’aimer (le plus important), et , pour soutenir mon amour misérable d’humain, je demande à Dieu, qui est l’Amour dans tout ce qu’il y a de plus pur, de m’aider. Pour cela, j’ai besoin de Lui faire confiance, et viennent l’Espérance et la Foi. Une religion pourra-t-elle connaître le succès ? Le christianisme, oui, avec ses nombreux adhérents dans le monde entier. La France est malheureusement le pays le plus déchristianisé de nos temps, et votre blog montre que, tant que le Mal n’aura pas été vaincu définitivement, il y aura toujours des poches de résistance. « Permettez-moi d’en douter ». Saint Paul a dit « Tout m’est permis, mais tout ne m’est pas profitable ». Il t’est bien sûr permis de douter, je ne te jette pas la pierre. M’enfin voilà.

    Pour conclure, je me permets de corriger ton schéma.

    Croyance>Conviction d’être aimé malgré notre petitesse.
    Il n’est aucune incohérence dans le christianisme, ni de contradiction. Ce n’est pas une doctrine, mais une manière de penser, et une prise de conscience d’être aimé de Dieu.

    Conviction d’être aimé malgré notre petitesse>Incompréhension de la Grandeur de Dieu, Certitude et espérance d’être aimé>Reconnaissance, gratitude.
    Pas de doute, il nous aime de tout son Coeur, et a même envoyé son Fils au massacre pour nous sauver.

    Reconnaissance, gratitude>Humilité, bonheur.
    Pas de culpabilité parce que Dieu nous aime tous, aussi pourris que nous sommes. Son Amour, il nous l’a montré car même Marie-Madeleine, qui était complètement possédée, il l’a délivrée de son péché et de ses démons. Sa Compassion est infinie. L’Amour de Dieu est totalement irrationnel puisque, contrairement à nous, il juge non pas par ce que nous faisons, mais parce que nous sommes, au plus profond de nous-même. Malgré le péché, l’Amour ne peut disparaître. Dieu a une Grâce Infinie puisqu’il veut tous nous sauver, malgré toutes nos mauvaises actions.

    Humilité, bonheur>Je ne vaut rien sans Dieu. Je ne peux comprendre mais je ne cherche pas à comprendre parce que Son Amour est incompréhensible.
    Ton « Je ne vaut rien » est la manifestation d’un complexe d’infériorité qui vise à nous détourner de la Miséricorde Infinie de Dieu. Mais ce que tu penses valoir est de l’orgueil. C’est vanité. C’est un château de cartes. Le jour où tu seras en danger mortel, ton bel édifice va s’écrouler et tu verras alors que tu n’es rien sans Dieu. Un chrétien « rend à César ce qui est à César et rend à Dieu ce qui appartient à Dieu ». Il rend tout à Dieu et il est heureux de tout donner. Il faut le vivre pour comprendre. C’est la joie de donner. A quoi cela sert il de comprendre l’Amour ? Dois-tu comprendre l’Amour de ta femme pour savoir qu’il est là, pour être heureux ?

    Je ne vaut rien sans Dieu. Je ne peux comprendre mais je ne cherche pas à comprendre parce que Son Amour est incompréhensible>Je remercie Dieu pour tout ce qu’il m’a donné et je cherche à le transmettre aux autres.
    Je ne « dois » pas avoir la foi. La foi est un cadeau de Dieu. Si nous lui demandons, il nous la donne. D’ailleurs, pourquoi chercher ce qui rend malheureux (dans ton explication, la foi apporte de se sentir nul, d’avoir peur, etc.) ? Il te manque quelque chose, et cette chose, c’est l’Amour gratuit.

    J’ai fini mon explication. Je réponds donc à M. Simondor.
    Il n’y a pas de relation entre doute et confiance dans la foi, puisque la foi exclut le doute (se référer à l’explication). L’explication semble pertinente, mais elle manque de fondements. Avant de s’attaquer à la religion, on ne doit rien ignorer de cette religion. Si le but de ce blog n’est que de contrecarrer le catholicisme « scientifiquement » par des non-sens, il n’a pas lieu d’être.
    Tu n’as pas compris M. J.-L. Langlois car il n’a pas pu t’expliquer « scientifiquement » l’Amour (logique, puisque ce n’est pas scientifique). Ta non-compréhension révèle également une mauvaise connaissance du sujet puisque tu juges bon un article sans aller consulter le point de vue chrétien (ce qui n’est pas très scientifique) et tu te forge une opinion uniquement basée sur tes a priori et ce qui confirme tes a priori (ce qui n’est pas non plus très scientifique).

    J’ai fini. J’espère que le ton que j’ai employé n’était pas trop chargé d’orgueil, Dieu m’en garde, car j’ai encore de nombreux progrès à réaliser dans ce sens.

    Je vous souhaite à tous un bon courage pour les évènements à venir,

    Dans la joie du Saint-Esprit,

    Cordialement,

    Pierre.

    • PierreJ

      Au fait, j’ai lu quelques petits trucs depuis tout à l’heure, notamment ce qu’était la fosse. Votre conception du site me parait bizarre. Vous dites que vous voulez réfléchir sur le christianisme. Cependant, il m’a semblé que tout chrétien pouvant alimenter le débat était mis « à la fosse » parce qu’il ne correspondait pas à l’opinion de celui qui gère le blog. Il faut bien un débat, non ? Dites-moi, s’il vous plaît, que les lignes que je viens d’écrire sont fausses, et que vous acceptez la présence de nouveaux points de vue, sans systématiquement dénigrer ce qu’il proposent, mais réfléchir dessus.

      Bonne nuit,

      Pierre 🙂

      • PierreJ

        C’est bon ! Je sais que j’ai tort. Je n’avais pas lu la première page de ton blog. Désolé !

  3. PierreJ

    Au fait, comme tu l’as écrit dans l’article safe space, je te propose d’aller voir sur le site de Léandre Lachance et de bouquiner le bouquin « Pour le bonheur des Miens Mes choisis. Je suis heureux de savoir que ce que je croyais tout à l’heure était faux. Si tu vas sur ce site et que tu comprend le message avec ton coeur, alors, ta vie va changer (c’est ce qui s’est passé pour moi). Lis, si tu veux, « Pour le bonheur des jeunes ». C’est un des meilleurs. Une fois que tu auras pris connaissance de tout cela, reviens et dis-moi si tu es d’accord.

    Pierre.

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