Homophobie pentecôtiste

La blogosphère a récemment réagi à une vidéo du pasteur Damon Thompson en train de prêcher contre l’homosexualité, le tout assorti d’un « appel »* avec prière pour être délivré du péché d’homosexualité. Malgré une apparence cool et branchée, ce pasteur et son équipe reprennent un discours haineux s’approchant du lavage de cerveau.

Vers 5:44, une jeune femme prend le micro et insinue que l’homosexualité est causée par le fait que les jeunes se font traiter de gais et de lesbiennes à l’école. Du genre:

– Hey, grosse lesbi!

– Ah, il semble qu’un démon d’homosexualité me tente en ce moment. Puisque tu le dis, et que ce démon m’influence vraiment, je dois être lesbienne.

À 6:14, le pasteur affirme que certains des jeunes pensent qu’ils sont homosexuels car ils ont été violés ou abusés sexuellement. Déclaration choc: « The Devil has lied to you and told you that somebody is attracted to you because you’re gay. That is a lie. Somebody is attracted to you because they are a pervert ». (Le Diable t’a menti et t’a dit que quelqu’un t’aime car tu es gai. C’est un mensonge. Quelqu’un t’aime car cette personne est un pervers.) Le thème de l’homosexualité causée par le diable est assez présent.

Vers 8:05, on assiste à une pratique pentecôtiste populaire: faire des actes de langage au statut douteux, comme déclarer que le diable n’a plus d’emprise sur telle ou telle chose, ou déclarer que nous sommes « libres » de l’homosexualité. C’est assez amusant, dans le style formule magique. Je me demande bien ce qui se passe dans la tête des (bi)curieux qui se sont avancés à l’autel. Est-ce qu’ils se disent vraiment « je suis hétéro maintenant, la fille avec le micro l’a déclaré »?

*Dans le jargon évangélique: invitation à s’avancer devant l’autel pour recevoir une prière. Parfois assorti de chute, tremblements, cris, etc.

À lire aussi:

11 Commentaires

  1. Sigmund

    C’est à la fois terrible et amusant de voir à quel point Damon Thompson se gargarise du mot de « liberté » (« Are you ready for freedom ? » / « Thank you Jesus, for a mind that is free, a mind that is free, a mind that is free!”) alors que cette même liberté lui est intolérable quand il s’agit d’aimer et de coucher avec qui l’on veut.

  2. Calaghan

    Qui est menteur sinon toi!!!!!! De quelle haine parles-tu? Moi je vois une haine du péché, de l’homosexualité et de toutes les forces du mal et non pas de homosexuels.
    Vois-tu la différence, la nuance? ou fais-tu partie de ceux à qui s’adressaient ces paroles de Jésus : « ils ont des oreilles mais n’entendent pas, ils ont des yeux mais ne voient pas ».

    Ton orgueil t’emportera en enfer. Je m’en lave les mains. Je sais que tant de frères ont prié pour toi (moi aussi). Dieu est lent dans sa colère et abondant en miséricorde. Mais tu méprises sa bonté en refusant d’être humble devant Lui et de chercher sa volonté. Aussi , tu as fait ton choix.
    Repens toi avant que la justice de Dieu ne vienne.

    Enfin, bien sur que des charlatans s’élèvent au nom de Jésus; le Seigneur avais averti ses apôtres à ce sujet donc rien de nouveau sous le soleil. Oui le mensonge est pris pour vérité et la Vérité pour mensonge. Mais Dieu ferra aussi le tri parmi ceux qui en appel à son nom.

    Pour finir avec l’homosexualité, sache que l’Éternel est un Dieu vivant mais l’homosexualité mène à la mort. Deux homosexuels peuvent-ils donner la vie? La science n’a t elle pas aussi démontré que le genre de chaque personne est sur l’ADN et que rien ne peut le changer (référence à transsexualisme). Je pourrais avoir une liste d’illustration presque interminable pour montrer que Dieu n’est pas un Dieu de désordre mais de paix. Acceptes donc sa paix, rebelle que tu es.

    Je te parle avec dureté parce que je t’aime et ne conçois pas que l’on puisse passer à côté de la réconciliation avec le Dieu vivant, passer à côté de son amour immense et choisir l’enfer éternel, là où le tourment et le remord n’ont de fin, plutôt que choisir le Royaume de Dieu là où les hommes seront parfaitement restaurés.

    Quant à l’amour je t’invite à lire dans le nouveau testament, la lettre aux Corinthiens au chapitre 13 du verset 4 au verset 8. Tu verras combien l’amour dont parlent les hommes est bien égoïste et bien imparfait face à celui que Dieu a.

    Puisses tu ne plus endurcir ton cœur. Je prie pour toi mon ami

  3. Pingback: Courrier du lecteur: au sujet de l’homophobie | Le blog Libre sans dieu!
  4. Marco

    Ce n’est pas à moi de prouver que vous faites fausse route, c’est à vous de prouvez vos affirmations. Vos preuves ne sont basées que sur une seule chose : votre foi. Mais, la vérité est que tous les croyants savent exactement ce que c’est que d’être un athée, savent ce que c’est que d’être sans foi.

    La foi, c’est le centre de votre univers. On pourrait débattre des nuits et des hivers sur toutes les contradictions de vos croyances, mais vous ne lâcherez pas et en plus vous affirmerez que je ne suis pas ouvert d’esprit et/ou que le diable m’a déjà convaincu. Je vous parle de la religion comme épiphénomène et vous me répliquez que je ferme les yeux. Mes arguments deviennent insignifiants, car je ne comprends pas : je n’ai pas la foi.

    Le mot « foi » n’est pas un mot magique. Selon wiki, il «provient du latin fides et se rattache à une racine indo-européenne bheidh « avoir confiance »».

    Nous naissons tous sans religion, sans croyances complexes. On choisit ses croyances à mesure que l’on comprend notre environnement. On peut même dire qu’on choisit ses croyances en fonction de son environnement.

    On découvre la Bible et/ou la Tora, le Coran, la Licorne rose invisible et on se dit, après un certain parcours spirituel, que ça y est. C’est la vérité.

    Et vous regarderez ces tribus primitives qui feront des sacrifices humains pour calmer les esprits de leurs ancêtres et vous trouvez cela drôle ou dangereux. À ce sujet, et au sujet de toutes ces autres religions et croyances qui ont parcourus l’humanité, vous êtes ce qu’il y a de plus pur comme athée. La différence avec vous, c’est que moi j’ose rajouter votre religion et vos croyances dans le paquet.

    «Vous utilisez vos propres intuitions morales pour authentifier la sagesse de la Bible -, puis, dans l’instant suivant, vous affirmez que nous les êtres humains ne peuvent pas éventuellement compter sur nos propres intuitions à juste titre pour nous guider dans le monde, mais nous devons dépendre des prescriptions de la Bible. Vous utilisez vos propres intuitions morales à décider que la Bible est le garant approprié de vos intuitions morales.» (HARRIS, Sam. Letter to a christian nation. 2006).

    «Bertrand Russell, «is there a god? (1952), reproduit dans Russel 1997b) : beaucoup de croyants orthodoxes parlent comme s’il incombait aux sceptiques de réfuter les dogmes communément admis plutôt qu’aux dogmatiques de les prouver. C’est, bien sûr, une erreur. S’il m’advenait de suggérer qu’entre la Terre et Mars une théière de porcelaine gravite autour du soleil en orbite elliptique, personne ne serait en mesure de réfuter mes dires à partir du moment où j’ai pris le soin d’ajouter qu’elle est trop petite pour être vue même par nos télescopes les plus puissants. Mais, si je devais poursuivre en disant que, cette affirmation étant impossible à réfuter, c’est une prétention intolérable de la raison humaine que d’en douter, on penserait à juste titre que ce que je dis est absurde. Si cependant l’existence de cette théière était attestée dans des livres anciens, enseignée comme la vérité sacrée tous les dimanches, et instillée à l’école dans l’esprit des enfants, toute hésitation à croire à son existence deviendrait une marque d’excentricité et attirerait sur son auteur l’attention des psychiatres en cet âge éclairé, ou du Grand Inquisiteur en des temps plus anciens.

    Pourtant, théoriquement parlant, nous devrions tous être des agnostiques de la théière : nous ne pouvons sûrement pas prouver qu’il n’existe pas de théière céleste.» (DAWKINS, Richard. Pour en finir avec dieu).

    Toute personne intellectuellement honnête admettra qu’il ne sait pas pourquoi l’univers existe. On se demande alors qui parle vraiment avec humilité et qui parle davantage avec arrogance…
    Et c’est ainsi que ces paroles de Jésus me viennent à l’esprit : « ils ont des oreilles mais n’entendent pas, ils ont des yeux mais ne voient pas ».

    À voir : Open-mindedness, de qualisoup

    • Calaghan

      Ce genre d’exercice a ceci d’intéressant : il y a en général match nul. Je peux reprendre les mêmes arguments et les retourner pour servir et authentifier la vérité que j’ai la grâce de connaitre (grâce différent de mérite).

      Mais là où ce fait la différence c’est la vie de tous les jours. Nombre de témoignages confirment ce que Jésus est vivant, qu’il change les vies de quiconque en appel à son nom d’un cœur humilié, brisé et sincère. Non pas qu’il faille se penser moins que rien mais tout simplement et tristement pécheur, rebelle à la vérité, ennemi de Dieu et donc du bien, etc.

      Aussi la différence c’est que votre foi d’athée (car c’est une foi) demande beaucoup de confiance, davantage que pour des personnes conscientes qu’un être supérieur existe. Aussi cette foi d’athée demande beaucoup d’orgueil : « Je » choisis mon chemin car « Je » sais (enfin je me convainc) tout, au pire ce que « J »‘ignore est forcément dans la confirmation de ce que « Je » crois.

      Désolé mais il va me falloir d’autres arguments pour me prouver que tes dieux (dont toi, etc.) sont plus vivant que l’Éternel.
      J’aime la science. Mais souviens toi que « science sans conscience n’est que ruine de l’âme ». J’aime la science parce que chaque fois que l’homme pense enterré le Seigneur, cette dernière éclate d’une découverte confirmant les voies du Seigneur, celles qu’Il a révélées.
      Comme l’évolution : de moins en moins crédible par les scientifiques même les plus athées.
      Je ne m’étendrai pas non plus sur le consensus scientifique que toutes les lois de la physiques sont agencées au millième près de telle sorte que si l’on modifie à peine ces chiffres la vie n’est plus possible. J’imagine que c’est ce que les croyants athées appellent le hasard ou l’aléatoire.
      Aussi l’utilisation d’expression comme « à jamais » ou « toujours » « pour toujours » dans le langage courant (j’y pensais hier) montre combien l’éternité est inscrite dans la conscience de l’homme. On était pas fait pour mourir mon ami. Par la grâce de Dieu certains verront la Vie.

      Enfin ton argument qui consisterai à dire que c’est l’éducation qui nous pousse à être chrétien… c’est là la preuve que tu parles de qqch que tu ne connais pas . Lis la parole de Dieu de ton propre chef et apprends ce qu’est un chrétien. Apprend qu’on ne peut pas être ‘chrétien non pratiquant » comme beaucoup le disent.
      Un chrétien obéit à Dieu et a pour Seigneur et Sauveur Jésus.

      « Toute personne intellectuellement honnête admettra qu’il ne sait pas pourquoi l’univers existe. On se demande alors qui parle vraiment avec humilité et qui parle davantage avec arrogance… »
      Est-ce honnête parce que c’est ton point de vue?

      Je ne te demanderai pas de fermer les yeux ni ne dirai que le diable t’a convaincu car Satan n’a pas besoin d’égarer des personnes qui le sont déjà.

      Je te dirai en revanche, parce que Jésus m’a aimé le premier et parce que moi aussi je t’aime, repens toi mon ami, fuis ta vie et ne t’y attache pas, cherche les choses d’en haut celles qui sont cachées aux orgueilleux et aux « méchants ».
      Expérimente la parole de Dieu. Jésus t’offre par sa mort une expiation de tes péchés aux yeux de Dieu et donc une réconciliation. Tu peux être pardonné et ta vie renouvelée . Dieu a déjà tracé le chemin de justice alors cesse de marcher à côté.

      Que Dieu te fasse grâce dans sa bonté immense. Qu’il te bénisse par ton cœur renouvelé.

  5. Marco

    Un match nul vous dites? Moi, je ne cherche qu’à vous comprendre. Je n’écris pas pour vous faire changer d’avis. Si je change d’avis, c’est parce que je me suis trompé ; on peut donc dire que je cherche à changer d’avis. Je cherche à découvrir où je me trompe. J’écris pour développer ma pensée et ma façon d’écrire, je n’écris pas pour vous. Vous êtes sûrement un être bien aimable et sûrement que je pourrais passer une belle soirée en votre compagnie, mais mes mots n’ont comme cibles que la logique, le réel. Je ne cherche pas à gagner mes points, je cherche à mieux comprendre les enjeux. Si je vous fais changer d’avis, ce sera pour moi une sorte d’échec, car vous ne pourrez plus me fournir d’arguments. Et dans ma façon de fonctionner, je me dis qu’il doit nécessairement avoir d’autres arguments auxquels je n’aurais pas pensé. Si je gagne mes points contre vous, cela ne me donnera pas la prétention d’avoir raison. Cela démontrera seulement que j’étais mieux préparé que vous. J’espère que vous savez que ce principe s’applique aussi à vous.

    Lorsque vous pensez avoir gagné un débat, cela ne vous donne pas nécessairement raison sur le fond.

    « Aussi la différence c’est que votre foi d’athée (car c’est une foi) demande beaucoup de confiance, davantage que pour des personnes conscientes qu’un être supérieur existe. »

    Vous me dites athée? Bravo.

    Vous me collez une étiquette? Il serait encore mieux de poser les étiquettes quand on comprend ce qu’elles veulent dire. À l’évidence, vous ne savez pas. J’aurais du clarifier ce propos dans mon premier message, je m’en excuse.

    Prêtez-vous à mon jeu : devant nous, il y a une boîte. Elle est derrière une vitre et il nous est impossible de savoir ce qu’il y a à l’intérieur. Vous me dites qu’il y a une cuillère en bois dans cette boîte. Je vous dis alors que je ne crois pas en cette cuillère en bois (important : je ne dis pas que cette cuillère en bois ne peut pas être vraie). Je dis plutôt que je n’ai pas encore été présenté avec des évidences persuasives et valides démontrant qu’elle existe à l’intérieur de la boîte. Mais si vous me dites qu’elle existe, car un livre témoigne de son existence, alors je vous dis que votre raisonnement est fautif et j’apporte mes arguments.

    Pour vous, c’est soit noir ou soit blanc. À la question de dieu et de bien d’autres choses, vous en arrivez à la conviction que cela doit seulement être vrai ou faux. Pas autre chose : j’y crois ou je n’y crois pas. Pourquoi ma réponse ne peut-elle pas être indéterminée? Il n’est pas nécessaire que nous formions une croyance juste parce qu’une déclaration peut être vraie ou fausse. Nous pouvons avoir aucune raison ou motivation à nous former une opinion. Le but de la science n’est pas d’amener les gens à croire que les théories qu’elles proposent sont vraies, son but est de tenir compte des données disponibles avec un modèle qui a la plus grande puissance prédictive et explicative d’un phénomène observable (comme toutes ces études qui démontrent que la prière est vaine).

    Si vous dites que Dieu existe, et que par dieu vous entendez « un seul être surnaturel qui a créé notre univers », je vous réponds que ce débat est insoluble, car aucune procédure à notre disposition ne pourrait déterminer de manière sûre l’existence ou la non-existence d’une telle entité. Un « être surnaturel qui a créé notre univers » n’est évidemment pas un phénomène observable ni mesurable.

    Je ne suis pas un athéisme comme vous l’entendez. Mais, voyez-vous, être un athée, ce n’est pas de croire que les dieux, sous toutes leurs formes, n’existent pas. Je manque de croyance en tous ces dieux et c’est ce qui fait de moi un athée. Vous définissez ma position comme demandant beaucoup de confiance et de foi. Cependant, je n’ai pas besoin de foi ni de confiance pour remettre en question ce que vous avancez. Je ne crois pas que mon suicide résultera en une réincarnation sur un paradis établi sur la face cachée de la lune, et d’ailleurs, vous non plus n’y croyez pas. Pourquoi? Encore une fois, quand je dis que je n’y crois pas, je ne dis pas qu’elle ne peut pas être vraie. Elle pourrait être vraie. Je dis plutôt que je n’ai pas encore été présenté avec des évidences persuasives et valides démontrant que mon suicide résultera en une réincarnation…

    Vous voulez que ma position en soit une de foi. Prétendre que ceux qui n’ont pas votre croyance ont également une position de foi exige une moins grande discipline intellectuelle que de faire face à la charge de la preuve que vous vous donnez quand vous insistez que d’autres devraient croire à la même chose que vous. Les défenseurs du théisme qui se ruent sur les athées essayent de détourner l’attention de leur vrai problème : les déclarations théistes n’ont aucun fondement valable. Vous avez la foi et j’ai un manque de conviction. C’est donc à vous de fournir une justification pour ce que vous avancez et non pas de dire que nous sommes au même niveau (avoir la foi). Vous avancez la Bible et les paroles de Jésus. Je pourrais vous avancer toutes les recherches et tous ces livres qui parlent de la religion qui émerge de la convergence de diverses dispositions psychologiques et génétiques qui ont d’autres finalités que les croyances en un monde surnaturel. Mais, ce serait dévié dudit sujet.

    Votre foi.

    À l’intérieur d’une boîte que l’on ne peut pas ouvrir, vous dites qu’il y a une cuillère en bois (sur la base de votre foi). D’ailleurs, plusieurs personnes me parlent d’objets tout aussi différents dans la boîte. Mais, qui croire? Vous avez peut-être raison, mais vous n’avez aucune preuve, aucune justification valide pour prouver qu’il y a bel et bien une cuillère en bois dans cette boîte. Et donc, je n’ai aucune raison d’accepter votre déclaration comme vraie sur la seule base de votre foi.

    Pourquoi n’acceptez-vous pas la licorne rose invisible dans votre cœur? C’est parce que vous manquez de foi.

    Vous êtes donc un athée de la licorne rose et invisible et de tous ces autres dieux, sauf le vôtre.
    Plus vous essayerez de justifier votre déclaration, plus les défauts de votre logique ressortiront et plus il sera facile de vous réfuter. Ce n’est pas par hasard que les gens dans les pays éduqués quittent de plus en plus les religions officielles et « émigrent » vers une spiritualité qui ne peut pas être défiée aussi facilement. Ces spiritualités deviennent immensément vagues, inattaquables, car elles ne reposent sur presque rien de concret. Dieu ne devient plus le dieu de la Bible, il devient simplement amour… sans lois, sans règles, seulement des paroles sages de vieux philosophes comme inspiration. Les gens cherchent du simple. C’est la religion à la carte, on choisit ce que l’on veut.

    Sans preuve provenant de dieu lui-même de façon claire, nette et précise, c’est seulement de la parole et des écrits des hommes que je peux m’appuyer pour croire en son existence. Et comme ces deux propositions s’équivalent « Un dieu unique a créé la terre et il jugera chaque être humain » = « des extra-terrestres ont créé notre univers avec une machine très avancée technologiquement et ils se sont anéanti durant le processus. », je ne peux pas établir de certitude sur la question de l’existence d’un être surnaturel.

    «Comme l’évolution : de moins en moins crédible par les scientifiques même les plus athées.»

    Je ne pense pas que l’on vit sur la même planète. Soit c’est de mauvaise foi, soit c’est par ignorance que vous dites cela. Ou un mélange des deux. La sélection naturelle n’a jamais été autant appuyée par les faits que maintenant.

    « J’aime la science parce que chaque fois que l’homme pense enterré le Seigneur, cette dernière éclate d’une découverte confirmant les voies du Seigneur, celles qu’il a révélées. »

    Si vous dites cela, c’est qu’à l’évidence, vous ne savez pas ce qu’est la science et que vous vous abreuvez chez les créationnistes et autres personnes douteuses. La science encourage et se nourrit de l’ouverture d’esprit, car l’avancement de notre compréhension de la réalité dans laquelle nous existons dépend de notre volonté d’envisager de nouvelles idées. L’esprit critique, selon Wikipedia : elle « consiste en une attitude méthodique du sujet, qui n’accepte aucune assertion sans mettre à l’épreuve sa valeur, qui ne tient une proposition pour vraie que si elle a été établie comme telle selon des procédures rationnelles et rigoureuses. » La science a définitivement mis à mort beaucoup de religion et de livres saints. Tous les chrétiens prient un Dieu qui est six pieds sous terre depuis belle lurette. La plupart ressemblent à tous ses enfants qui croient encore au père Noël.

    Parce que dans la vie, on grandit psychologiquement en mettant ses croyances à l’épreuve. Pour les enfants, ce sont les autres enfants qui propagent la nouvelle du père Noël. Pour les croyants, ce sont des gens comme moi qui propagent la nouvelle.

    «Plus un apprentissage a été difficile, malaisé, douloureux ou même humiliant, moins l’individu est prêt à remettre en cause la valeur de ce qui lui a été enseigné. Cela signifierait en effet qu’il a investi et souffert pour rien.»

    À défaut d’avoir raison, on préfère tous ne pas souffrir.

    « « Toute personne intellectuellement honnête admettra qu’il ne sait pas pourquoi l’univers existe. On se demande alors qui parle vraiment avec humilité et qui parle davantage avec arrogance… »
    Est-ce honnête parce que c’est ton point de vue?»

    Être intellectuellement honnête, c’est faire preuve d’ouverture d’esprit et d’esprit critique.

    Être intellectuellement honnête, c’est de reconnaître que l’on ne sait pas ce qu’il y a dans cette boîte.

    P.S. Maintenant, vous allez mieux comprendre ce passage :
    «Vous utilisez vos propres intuitions morales pour authentifier la sagesse de la Bible -, puis, dans l’instant suivant, vous affirmez que nous les êtres humains ne peuvent pas éventuellement compter sur nos propres intuitions à juste titre pour nous guider dans le monde, mais nous devons dépendre des prescriptions de la Bible. Vous utilisez vos propres intuitions morales à décider que la Bible est le garant approprié de vos intuitions morales.» (HARRIS, Sam. Letter to a christian nation. 2006).

    Je répète : vous utilisez vos propres intuitions morales à décider que la Bible est le garant de vos intuitions morales.

    P.S.2. À titre informatif, j’ai déjà lu la Bible. C’est, en partie, grâce à elle que je suis devenu athée.

    P.S.3. Votre principal objectif, si vous avez bien compris mes arguments, est de me démontrer que votre dieu est le bon. Pourquoi lui plutôt qu’un autre ? Comment savez-vous ce qu’il y a dans cette boîte ?

    P.S.4. Ce texte est inspiré largement des vidéos de qualiasoup.

  6. Calaghan

    Source : Promesses N° 89 . juil-sept 1989

    Ndlr: je recommande sur ce sujet le livre de Leanne Payne: L’image brisée.

    Délivré de l’homosexualité

    Certains diront: Impossible! d’autres trouvent cela normal. Mon propos ce n’est pas d’entrer dans une polémique, mais de témoigner de mon combat dans le but d’aider le lecteur qui voudrait s’en sortir ou celui qui voudrait porter secours à une personne en détresse.

    Mes parents, bien que spirituellement non-engagés, m’ont envoyé à l’école du dimanche. Adolescent, j’ai accepté Jésus-Christ dans ma vie, et «l’enfant insupportable est devenu bien sage» selon le témoignage familial. Très libre dans leur éducation, mes parents m’ont laissé aller dans une église évangélique où j’ai pu grandir dans la connaissance de la saine doctrine. C’est à cet âge-là que j’ai réalisé mon attirance vers les garçons. Aussitôt le combat contre mon péché a commencé, mais 1 Cor 10.13: Aucune tentation ne vous est survenue qui n’ait été humaine; Dieu est fidèle et ne permettra pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces; mais avec la tentation, il donnera aussi le moyen d’en sortir; pour que vous puissiez la supporter, me paraissait ne pas pouvoir s’appliquer à mon péché. «Car enfin», me disais-je, «un chrétien peut tomber dans tous les péchés, mais pas dans celui de l’homosexualité, et surtout pas continuellement.»

    Aussi, c’est avec joie que j’ai envisagé le mariage lorsqu’un amour vrai est né avec une chrétienne de mon église. J’y ai vu la fin de mon esclavage. Très vite, cependant, j’ai dû réaliser que notre mariage n’avait pas apporté la solution à mon problème. Ma femme perdant son attrait, d’autres relations sont venues la remplacer, occasionnelles d’abord. Puis se sont succédés la drogue, les saunas spécialisés et les clubs privés pendant des années. Cependant, la lutte n’a jamais cessé, et les départs à zéro se sont multipliés, à un rythme difficile; pourtant j’espérais et je priais pour la délivrance totale. Il serait trop long de décrire toutes ces années remplies de larmes et d’espoirs qui m’ont conduit au plus profond dégoût de moi-même, à tel point que seule la mort m’apparut comme la solution.

    Dans cette période, j’ai connu un amour profond avec un autre chrétien. Nous avons cru qu’à deux nous nous en sortirions, mais nous avons dû faire l’expérience de la vérité du texte dans Luc 6.39: Un aveugle peut-il conduire un aveugle? Ne tomberont-ils pas tous deux dans une fosse?

    C’est à ce moment qu’un chrétien m’a parlé de ses problèmes (bien différents des miens), et j’ai pu me confier à lui. Nous avons prié mais aussi pleuré ensemble. Ce fut un réconfort que de se savoir compris, aidé et non rejeté. Oui, merci Seigneur d’avoir placé cette main tendue qui m’a retiré du désespoir pour me mener à la délivrance, même si elle me semblait impossible. C’est grâce à l’aveu de mon état de péché à ce frère qui m’écoutait que le demi-tour a pu commencer, même si je n’en étais pas encore conscient à ce moment-là. Vu mon état dépressif, il m’a conseillé de voir un psychiatre. J’en ai vu plusieurs, mais leur remède était inefficace, car ils préconisaient de m’accepter homosexuel, ni plus ni moins.

    Tout se dégradait, moi et mon foyer qui ne tenait plus que par miracle. Enfin, j’ai fait la connaissance d’un psychiatre chrétien. Après de longs mois de luttes et de psychothérapie, j’ai pu retrouver mon équilibre mental. Luttes et psychothérapie, que cachent ces mots? Luttes il y avait, car j’avais le désir de sortir malgré tout de la dépression et du péché. La psychothérapie, m’a aidé à me confier à mon conseiller en lui racontant tout; alors j’ai réalisé que tout n’était pas fini, car Dieu pouvait me comprendre, alors que certains chrétiens ne le pouvaient pas. Il m’était impossible de comprendre un texte tel que 2 Cor 5.17: Si quelqu’un est en Christ; il est une nouvelle créature.

    Tous ces rendez-vous hebdomadaires furent autant de pas vers l’espoir qui renais sait en moi. Finalement nous avons pu prier ensemble. Un jour, d’un commun accord nous avons demandé, au nom de Jésus, le pardon et la délivrance de mon homosexualité. Je les ai reçus, et sa joie et sa paix ont été immédiates. Le combat n’était plus le même. Je n’étais plus désarmé ni vaincu. Je savais que la victoire existait puisque je la possédais. Cependant la guerre n’était pas finie, d’autant plus qu’il n’y avait pas que la sexualité dans mes relations, mais de l’amour et de l’amitié vrais.

    Les ruptures n’ont pas été faciles. Quelques mois plus tard, Dieu a fait un second miracle en nous permettant, à mon épouse et moi, de nous redécouvrir. Nos relations sont devenues ce qu’elles n’avaient jamais été avant. Les tentations elles-mêmes ont changé quand j’ai réalisé quelles étaient devenues un réflexe, une habitude, un conditionnement qu’il fallait déprogrammer. Exemple: Lorsque je croisais un garçon que j’aurais dragué dans le passé, je réalisais que mon regard était instinctif, mais n’avait pas de but profond. A ce moment-là je me disais: «Bof, pourquoi faire?» Oui, ma vie est devenue différente, même si les tentations n’ont pas disparu entièrement.

    Voilà des années que j’expérimente la victoire en Jésus-Christ. Je m’étonne même de ma passivité quand je rencontre un ancien «ami» ou que je croise un garçon. Enfin, après des années de souffrances, quelle joie de pouvoir vivre le pardon et la paix dans la délivrance de l’homosexualité. Cette délivrance est à la portée de chacun qui vient à Jésus pour confesser ses péchés et saisir le pardon et la victoire à la croix.
    Jésus est venu pour proclamer la délivrance aux captifs (Luc 4.18). Paroles empreintes d’amour et de justice.

    Anonyme

  7. Marco

    « La Bible prouve-t-elle l’existence de Dieu? (attention question piège) »

    Piège? Le piège est sûrement de savoir comment interpréter cette bible. Combien de confessions chrétiennes se basent sur la bible et sont en guerre l’une contre l’autre? Les trois plus grandes sont les catholiques, les orthodoxes et les protestants. Il y a effectivement un piège.

    Littéralement parlant, la bible ne prouve que le fait qu’elle a été écrite par des hommes d’un temps ancien.

    L’histoire d’Adam et Ève me rend très perplexe. Si Dieu n’avait pas donné la connaissance du bien et du mal à ceux-ci, alors il ne devait pas s’attendre à ce qu’ils fassent ce qu’il leur a demandé (soit de ne pas prendre la pomme). Pour eux, il n’y a pas de distinction morale entre sauver une vie et la détruire (car ils n’ont pas la connaissance du bien et du mal). Dieu étant omniscient et omnipotent, il devait savoir et s’attendre à ce qu’un jour ils mangent la pomme à cause du serpent. Dieu est terriblement injuste lorsqu’il pénalise Ève pour ce qu’elle a fait. Il est responsable de ce qu’elle a fait parce que c’est lui qui sait tout ce qui se passera, il savait qu’elle allait prendre la pomme et il n’a rien fait pour l’en empêcher. Si je dis à un très jeune enfant de ne pas toucher à un objet et qu’il le touche, je n’ai pas à le punir pour cela, car il ne comprendra pas pourquoi il ne faut pas le toucher et ne comprendra pas pourquoi je l’aurais puni. Il pensera même que je le punissais gratuitement, pour le plaisir. Il voudra alors se venger.

    Si l’histoire d’Adam et Ève est à prendre au sens littéral, alors soit Dieu n’est pas omniscient et qu’il est ignorant, soit il s’amuse à faire souffrir ces pauvres petites bêtes parce qu’il est cruel. Dans les deux cas, il n’est pas un bon Dieu.

    Cela ne prouve pas qu’il n’existe pas, cela prouve seulement que s’il existait, il serait un mauvais dieu.

    Pourquoi y aurait-il une colère divine s’il savait tout? Un être divin qui sait tout n’a pas d’espoir ou de regret ou de colère, il sait. Genèse 22 :12 : « Je sais maintenant que tu crains Dieu : tu ne m’as pas refusé ton fils, ton unique. » Je sais MAINTENANT? Il ne savait donc pas AVANT? Il aurait du savoir depuis le début des temps.

    Omnipotent, omniscient, amour pur, omniprésent = perfection. À l’évidence, il n’est pas parfait.

    Matthieu 7 :18 et 19 : Un bon arbre ne peut porter de mauvais fruits, ni un mauvais arbre porter de bons fruits. Tout arbre qui ne porte point de bon fruit est coupé et jeté au feu.» Comment alors, un dieu parfait pourrait-il créer des humains imparfaits? Parce qu’il l’a décidé? Mais, pourquoi? À quoi cela servirait-il Dieu? Pourquoi Dieu a-t-il besoin de cet imparfait? Un être parfait ne fait pas de choix imparfait. Ceux qui disent le contraire disent qu’un bon arbre peut porter de mauvais fruits. Dieu veut-il que les gens cherchent sa révélation? Mais avec la surabondance de concept de dieu, ce que Dieu demande tient de la chance. On naît sans religion, sans croyance en Dieu. Et tout autour de nous, il y a des pancartes où il est écrit « la bonne voie ». Nous marchons sur celle que l’on préfère ou que l’on s’est fait éduquer par nos parents (par exemple : le judaïsme) et on rencontre beaucoup de gens qui nous disent qu’on a pris la bonne voie. On arrive à apprécier ces gens-là. On les adore et même qu’on tomber en amour avec certains. Et si on perd la foi, on sait qu’on les perdra fort probablement eux aussi. On sera alors ostracisé.

    « On préfère s’obstiner que de souffrir l’humiliation d’être trouvé dans le faux ».

    Perdre la foi, c’est aussi perdre ses repères. On ne peut pas perdre ses repères si rien n’est en dessous de nous pour amortir notre chute. Vous avez été conditionné à croire les athées comme étant dans le mauvais chemin. Ainsi, si vous chutez, ce sera probablement à quelques mètres près de l’endroit où vous êtes, car toutes ses idées que vous rechercheriez avec entrains pour défendre vos croyances enterreront toutes ces dissonances cognitives qui vous font si peur lorsque vous doutez de vous et de dieu. Personne ne veut perdre ses illusions. Selon vous, le confucianisme, le bouddhisme, l’islam, le taoïsme, le bahaïsme, le mormonisme, le judaïsme, les religions grecques, les religions romaines, les religions égyptiennes (etc.) se dupent eux-mêmes. Ils ne voient que l’ombre de dieu. Certains peuples n’ont même pas de concept de dieu : ils croient seulement en des esprits stupides (ils croient vraiment que les esprits sont stupides, ce n’est pas moi qui émets un jugement), mais dangereux. Ils sont alors dans ce qu’il y a de plus faux, de plus illusoire.

    Il y a des gens qui sont partis dans toutes les directions (toutes ces pancartes qui disent : ce chemin est la bonne voie) et tous ces gens me diront la même chose : « je marche effectivement sur la bonne voie ». La démarche pour savoir lequel a véritablement raison est impossible, car nous avons une limite de temps sur la terre, nous pouvons donc dépenser tout notre temps à marcher dans la même direction ou dans plusieurs. Et plus on essaye de voies différentes, plus on en connaît moins sur chacune. Il est impossible d’étudier toutes les idées dans tous les sens. C’est un jeu de pur hasard que de tomber sur la bonne voie… si jamais une il y a.

    Voyez-vous, je ne prends pas position sur rien de tout cela, où sont donc mes illusions sur la question?

    Ce n’est pas à moi d’expliquer pourquoi je ne crois pas spécifiquement en votre dieu, je perdrais ma vie à m’expliquer pour toutes ces autres voies qui existent, pour tous ces autres qui me crient que je suis aveugle. C’est à vous de m’expliquer pourquoi, avec votre expérience limitée de la vie et de toutes ces voies, pourquoi avoir choisi celle-là en particulier? Moi, je vous réponds que c’est par votre éducation, votre environnement dans lequel vous baignez depuis votre enfance. Vous, vous ne m’avez pas encore donné de réponse, mais j’essaye de la deviner d’avance : la foi n’est pas un argument valable, car tous les gens dans toutes les voies ont le même argument qui ne repose sur rien de concret, de logique. Choisir un chemin ne vaut pas plus que de choisir un autre si le préalable n’est que d’avoir confiance en notre choix. En terme de foi, tout s’équivaut.

    Si je rencontre deux hommes et que X me dit que Z l’a volé, mais que Z dit que cela est faux. Qui croire si je n’ai aucune preuve suffisante hormis leur parole? Si je prends un côté, c’est que j’ai foi en la parole de X ou Z. Absolument rien au monde n’établit que j’aurai alors raison. Si X avance que Z déteste X et que c’est pour cela qu’il l’a volé, alors je dirai que cela n’est pas une preuve. Car, X peut aussi détester Z et ainsi il se venge en l’accusant injustement. C’est pourquoi, comme je vous dis, je ne prends pas position. Je n’affirme pas que votre dieu n’existe pas, je dis plutôt que je n’ai pas encore été présenté avec des évidences persuasives et valides démontrant qu’il existe. Mais si vous me dites qu’il existe, car un livre témoigne de son existence, alors je vous dis que votre raisonnement est fautif et j’apporte mes arguments. C’est ce que je vais faire maintenant à votre demande. Malheureusement, vous avez été des plus vagues au sujet de vos croyances. Mes arguments ne sont donc pas sur vos idées, car vous ne me les avez pas présentés. Je présente aléatoirement certains arguments contre la Bible, je ne peux pas faire mieux avec ce que vous me présentez. Je lance donc mes arguments à l’aveuglette.

    Je ne sais pas ce qui vous a empêché de répondre à mes questions, vous dites :

    «Je pourrais répondre au reste, mais ce n’est pas la ce qui m’intéresse (de plus peut-être et même surement que mes arguments ne vous convaincraient pas).»

    Votre but n’est-il pas justement de me convaincre? Surtout que cela est la seule chose que je vous demande. Vous ne m’avez rien répondu du tout, cela est un peu ironique de votre part. J’espère que c’est parce que vous étiez pressé et que vous n’aviez pas le temps de me répondre. Je ne pose donc pas de jugement sur cela, mais sachiez seulement que j’en suis un peu déçu. J’espère que vous me comprenez.

    Il y a cet argument facile dont vous avez certainement réponse rapide et toute faite : comment un dieu peut être seulement « amour » si l’enfer existe?

    Comment peut-il être intrinsèquement omnipotent s’il est aussi intrinsèquement immortel? S’il peut tout faire alors il peut se tuer, donc il est mortel. S’il ne le peut pas, il n’est pas omnipotent.

    Comment peut-il être omniscient et nous donner le libre arbitre? S’il sait (et a décidé) ce qu’il arrivera, alors nous n’avons aucun pouvoir sur soi : tout a déjà été calculé. Mais, s’il nous donne le libre arbitre, alors il ne sait forcément pas ce qu’il arrivera : rien n’est décidé.

    Le résultat est que « dieu » est très réticent et/ou incapable de se révéler à tous les humains. Ce qui veut dire que Mark 16 :16 : « Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé; mais celui qui ne croira point sera condamné. » deviens irrémédiablement injuste! Comment savoir laquelle de toutes ces pancartes « la bonne voie est par ici » est la bonne? Nous sommes tous condamnés d’avance.

    Certains disent que l’on ne peut pas utiliser la raison, que Dieu s’éprouve et ne se prouve pas. Mais ce n’est pas justement de recourir à la raison que de formuler cette hypothèse? C’est raisonner contre la raison. Ce raisonnement ce détruit lui-même.

    Mais sans évidence ou sans raison, comment pouvons-nous offrir autre chose qu’une affirmation des plus naïves, des plus aveugles?

    Je suis certain hors de tout doute raisonnable que la bible n’est pas la parole d’un être surnaturel.

    Un dialogue avec une seule personne (soi, en l’occurrence) est définitivement un monologue. Et la seule personne que vous chercherez à convaincre, c’est vous-mêmes. Si vous êtes convaincu, alors vous chercherez à convaincre les autres du bien-fondé de vos croyances. Les autres ne peuvent pas se baser sur vos expériences pour juger vos croyances, car ils n’ont pas votre vécu, ils doivent donc construire leurs propres croyances. Et pour beaucoup de gens, la bible ne rejoint pas leurs besoins, ils iront vers l’islam ou vers une autre spiritualité qui s’harmonise mieux à leur façon de voir la vie.

    Je vous le répète, on cherche en fonction de nos besoins. Le seul besoin que je cherche à combler est de comprendre les choses de la façon la plus juste possible.

    Je ne vois pas, dans ce processus, où sont mes illusions.

    « La personne normale déforme la réalité de façon optimiste pour préserver ses espoirs et sa motivation. »

    Que voulez-vous et pourquoi? Si vous répondez à ceci, votre réponse résumera pourquoi vous vous accrochez à vos croyances, à vos illusions.

    Je me répète, à défaut d’avoir raison, on préfère tous ne pas souffrir.

    Et moi, voyez-vous, je ne cherche pas à avoir raison.

    Je cherche à ne pas avoir tort.

    L’important dans la vie, c’est la vie sociale. Pour avoir un comportement moral, je n’ai pas besoin de la bible. Je ne veux pas qu’on me dise quoi faire, je cherche rationnellement ce qui est le meilleur. L’empathie peut déclencher cette aide naturelle pour aider les autres et peut créer par la même occasion une aversion naturelle pour causer le mal. L’expérience nous amène un feed-back pour savoir comment nos actions affectent les autres et comment les modifier. La raison et l’information adéquate permettent une meilleure morale. La bible n’est pas du tout nécessaire au processus moral. Lorsque vous parlez d’homosexualité, je veux savoir pourquoi cela est immoral, vous me dites que les écritures le disent et qu’ainsi Dieu le veut. Mais cela ne nous amène nulle part.

    « Qui est menteur sinon toi!!!!!! De quelle haine parles-tu? Moi je vois une haine du péché, de l’homosexualité et de toutes les forces du mal et non pas de homosexuels.
    Vois-tu la différence, la nuance? »

    Péché, force du mal… Cela ne me dit rien, où prenez-vous cela ? Vous avez mis un lien vers un homme croyant qui a compris quelque chose avec la bible. Il ne dit pas c’est quoi, mais il affirme qu’il a compris quelque chose et que dieu l’a aidé définitivement et ce, malgré qu’il ait encore des tentations homosexuelles. Il a tellement essayé de se convaincre, a-t-il réellement réussi ?

    Vous buvez les paroles des écritures et ensuite vous cherchez des arguments pour appuyer le soi-disant fait que l’homosexualité est un péché. L’intuition vous dit que c’est immoral. Mais qu’est-ce qui déclenche votre intuition ? Aussitôt que vous raisonnerez, nous aurons une conversation qui ne se réfère plus aux écritures ou à l’autorité de quelqu’un. Je pourrais affirmer, par exemple, que l’homosexualité est bien, car les psychiatres le disent. Mais, cela aussi ne mène nulle part dans notre débat. Ce n’est pas pour rien que les psychiatres demandaient à l’homme ci-haut d’accepter son homosexualité. Avec les faits qui sont sur la table, nous avons trouvé une conclusion : en 1973, l’Association des psychiatres américains a retiré l’homosexualité du DSM (Manuel diagnostic et statistique des troubles mentaux). Ils ont appuyé leur conclusion sur des faits. Ils ne cherchaient pas à savoir si l’homosexualité était bien, ils cherchaient des arguments pour appuyer ou infirmer l’hypothèse à savoir si elle est un désordre mental. Et comme il n’y avait aucune base permettant de déclarer que c’était un désordre mental et que beaucoup d’homosexuels se sentent en harmonie dans leur situation, rien ne permettait de déclarer l’homosexualité comme étant un trouble mental.

    Vous, vous cherchez des faits pour supporter votre conclusion. L’homosexualité est un péché, car Dieu le dit, et votre démarche vous amène à faire en sorte que les homosexuels chrétiens souffrent encore plus. Selon mon point de vue, votre approche de l’homosexualité est immorale. L’homosexualité ne cause aucun mal à quiconque sauf ceux qui ne la tolèrent pas. Vous, en l’occurrence.

    Et la conclusion que vous avez trouvé grâce à votre jugement moral, c’est que Dieu a soufflé la vérité dans la bible. Vous prenez la bible pour justifier et valider vos propres croyances. On ne peut pas avoir aucun débat avec vous étant donné la base de vos « arguments » (vous n’en avez avancé aucun et je sais que vous en avez, sachez seulement qu’ils peuvent être faux).

    Un bout de texte du lien que vous avez voulu que je lise :

    «Il n’y a pas besoin d’explications nombreuses pour comprendre que la relation sexuelle entre deux personnes du même sexe est une confusion, une entorse aux lois naturelles de la relation homme-femme, premièrement dans leur configuration physique, ensuite dans la relation affective, enfin dans le dessein de la procréation. Il est clair, pour ceux qui ne se voilent pas les yeux que l’union physique de deux personnes du même sexe est anormale. Même sans référence à la Bible ou autre traité de morale, la nature nous enseigne. L’homosexualité n’est pas naturelle. »

    L’homosexualité est une entorse aux lois naturelles de la relation homme-femme? Dans la nature, il arrive souvent que des relations homosexuelles surviennent chez les cochons, les souris, les canards, les gorilles, les orignaux, les éléphants, les lions, les chevaux, les renards, les moutons, les lapins, les dauphins, etc. C’est tout à fait naturel, la nature nous l’enseigne. Vous vous reposez encore sur la bible. Il ne peut donc plus y avoir de débat, vous croyez sur la base de votre foi.

    Vous allez me dire que sans Dieu, nous serions comme des animaux. Mais nous SOMMES des animaux! C’est seulement que nous avons une capacité de raisonner qui est plus poussée.

    Nos progrès collectifs moraux dépendent de la mesure dans laquelle nous sommes capables et – surtout – prêts à examiner nos comportements et nos croyances les plus chères.

    La science est une application et une acquisition systématique de connaissances sur la structure et le comportement de l’univers physique acquis grâce aux preuves empiriques que l’on a à travers l’observation, la mesure et l’expérimentation. La science n’a vraiment pas besoin de foi.

    Lorsqu’on me demande qui a créé l’univers, je réponds que je ne le sais pas. Cette réponse ne demande aucune foi.

    C’est la réponse la plus honnête qu’il puisse exister.

    Ça, c’est être intellectuellement honnête.

    P.S. Pensez-vous encore qu’être athée demande d’avoir la foi? J’ai l’impression de faire un monologue, vous ne me reprenez sur rien.

  8. Calaghan

    Dès le début j’ai été assez déçu par le redondance des reproches. J’ai pour habitude de partager ma foi autour de moi et les mêmes questions reviennent, Soit.

    Pourquoi punir? En effet Dieu est injuste s’Il ne les a pas prévenu. Or Il l’a fait. Cela s’appelle la justice. Mais dès lors Dieu a promis une issue favorable au sort de l’humanité (la descendance de la femme).
    « Nul n’est censé ignorer la loi » ce n’est pas de la bible mais cela peut-être contestable pour quelqu’un qui ignore la loi.
    Cependant Dieu dans sa parfaite justice avait prévenu du résultat. (au fait ce n’est pas une pomme donc je vous encourage à relire la bible).

    Les confessions se font la guerre? Ah bon? Pour moi la bible est la parole de Dieu. Elle fait donc autorité pour désigner les vrais chrétiens au sens de Jésus.
    Catholiques et Orthodoxes ne répondent pas à beaucoup de critères.
    D’abord la souveraineté de la parole.
    Ce qui fait que les uns comme les autres sont idolâtres (culte des saints, de marie, du crucifix, etc.)
    Ils ajoutent des commandements humains à ceux de Dieu, ce qu’a reproché Jésus aux Pharisiens (en gros le clergé juif de l’époque). (purgatoire, indulgences, prières mécaniques, béatifications, le Pape!!!! et j’en passe).

    Leur Évangile enfin diffère de celui du Christ..
    (cf Éphésiens 2, 1 Corinthiens 15, Jean 3 etc.)
    Ce n’est pas par les oeuvres que nous sommes sauvés mais par la grâce de Dieu, par le moyen de la foi afin que personne ne s’enfle d’orgueil. Mais une vraie foi produit le fruit de l’Esprit (cf Nouveau testament).

    Est-ce que pour autant je fais la guerre aux Catholiques et Orthodoxes? Non mais par amour de la vérité je dis qu’ils ne sont pas Chrétien (comme Dieu le définit).

    Concernant l’homosexualité …quelle désastre de justifier cela par les animaux. L’homme n’est pas un animal mon ami. Peut-être l’auriez vous souhaité mais il faut vous y faire. Vous aurez des comptes à rendre à Dieu en tant qu’Homme. (Dieu avait établi l’Homme pour gérer la terre avez vous l’impression qu’un animal domine la terre? Non ce sont les hommes, bien qu’ils se conduisent souvent comme des animaux).

    Enfin, l’omniscience de Dieu…
    Vous auriez souhaité un Dieu à votre convenance cad « fais ce que tu veux ».
    Désolé mais c’est Dieu qui fixe les règles pas vous pas moi.
    L’amour véritable c’est celui de Dieu, il a laissé l’homme choisir de le suivre ou non.
    L’amour c’est laisser l’être aimé choisir de nous aimer en retour ou non.

    Mais Dieu n’est pas seulement amour mais il est justice. Vous l’oubliez trop souvent.
    Il est juste que Dieu demande des comptes aux hommes pour ce qu’ils auront fait dans leur vie sur terre.
    Oups on est tous pécheur et on mérite d’être jugés coupables (un seul péché suffit car Dieu est parfait et il n’y a point de mal en Lui)
    Mais Jésus est venu payé à notre place de sorte que sa vie parfaite soit notre rédemption par la foi.

    « En effet Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son fils afin que quiconque croit en Lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle. » Jean 3: 16

    Vous êtes pécheurs et votre orgueil vous empêche de le constater, mais votre conscience a été, est ou serra frappée par cette vérité.

    Il n’est pas trop tard pour vous. Dieu s’est approché , ne faites pas l’erreur de vouloir prendre sa place.

    J’ai l’Esprit de Dieu qui m’a convaincu. Pas seulement dans l’intelligence mais j’ai vécu et expérimenté cela comme plein de frères et sœurs qui se font massacrés, persécutés chaque jour dans le monde (je parle des vrais Chrétiens encore une fois)
    http://www.portesouvertes.fr/ vérifiez par vous même.

    Mais si nous acceptons cette vie de calvaire c’est parce que nous savons que cela est passager et que la justice de Dieu vient.
    En outre, c’est seulement dans la chair que se vie ce calvaire. En effet nos âmes et nos esprits attendent en paix le retour du Seigneur. Je prie pour que vous soyez trouvés justes à son retour.
    Cessez de raisonner en tant que pécheurs mais cherchez plutôt la rédemption qui vient d’en haut. Votre intelligence quittera peut-être les ténèbres du mal.
    Ca sonne délirant pour vous? C’est normal car vous cherchez des choses qui vous confortent or cela vous pousse à ignorer la vérité.

    J’aime Dieu. Souvent il permet des épreuves dans ma vie qui m’édifient. En juste pédagogue, depuis que j’ai accepté son rachat et la réconciliation, Il est le maitre de ma vie.

    Si vous croyez régner sur la votre …vous vous abusez vous même car votre maitre pour l’instant c’est le père du mensonge, Satan.
    En effet, « la plus grande ruse du diable est de faire croire qu’il n’existe pas » (vous devez connaitre la référence peut être).

    Puissiez vous vous tourner vers Dieu. Puisse son Esprit vous dévoiler le visage et vous convaincre de la vérité.

  9. Marco

    « Ne pas se moquer, ni déplorer, ni détester, mais comprendre ». Spinoza

    La qualité d’une idée ne dépend pas de sa provenance, mais des liens qui l’unissent à la réalité. Rechercher la qualité, c’est être constamment vigilant aux raisons pour lesquelles on déformerait la réalité afin de préserver nos espoirs et nos motivations. Il est vrai qu’il faut parfois se méfier des autres, mais ils ne penseront pas pour nous. S’il est une autre personne que l’autre qui a intérêt à mettre des bâtons dans nos roues, c’est bien soi.

    Si on croit que le raisonnement d’une personne est erroné, il arrive que l’on néglige d’écouter franchement ses arguments. À quoi cela servirait-il de perdre du temps à écouter ses arguments si on sait déjà qu’ils ne valent rien? On lui explique notre point de vue et en retour, s’il ne veut pas comprendre, alors nous en déduisons parfois qu’il est fermé d’esprit : « s’il ne comprend pas, c’est qu’il ne veut pas comprendre». Nous pouvons ainsi associer un esprit ouvert à quelqu’un qui est d’accord avec nous, mais un point de vue opposé peut être considéré comme étant le résultat d’un esprit fermé. Un esprit ouvert est donc un attribut positif, mais que nous ne pouvons pas associer à quelqu’un qui n’est pas de notre avis.

    Si vous vous considérez comme quelqu’un ayant une ouverture d’esprit, vous devez donc aussi prendre en considération toutes les possibilités qui font que les idées auxquelles vous croyez si fort peuvent être fausses.

    Être ouvert d’esprit signifie donc d’abord être capable de remettre en question ses croyances à la lumière des preuves disponibles. Si une théorie à laquelle vous tenez particulièrement se voit ébranlée par un ensemble de faits convergents, alors l’esprit ouvert que vous êtes se doit de reconsidérer sa position à la lumière de ces derniers, en évaluer la portée et soit suspendre sa décision, soit la conformer aux preuves existantes. Bien entendu, il est toujours possible, pour se protéger, d’ignorer purement et simplement les arguments adverses au lieu de les étudier; l’esprit se ferme, s’imperméabilise à tout élément contraire à sa position. Nous sommes souvent notre pire ennemi.

    Être ouvert d’esprit, ce n’est pas que je sois d’accord avec tout ce que vous dites. Une personne ouverte d’esprit ne cherche pas à imposer ses propres idées, elle est encline à se laisser convaincre et elle n’est pas fermement assise sur des principes inébranlables. Ainsi, l’ouverture d’esprit s’oppose au dogmatisme (attitude de celui qui affirme certaines vérités comme absolues et indiscutables).

    « Savoir écouter, c’est posséder, outre le sien, le cerveau des autres ». Leonard de Vinci

    En ce sens, j’espère que vos convictions ne vont pas faire en sorte de freiner la compréhension que vous pourriez avoir de mon point de vue. Je vous suggère donc de lire entièrement ce texte qui résume le plus fidèlement possible ma position. Ainsi, vous pourrez être plus en mesure de me comprendre et de me critiquer.

    Vous dites : «ce n’est pas parce que VOUS ne savez pas qui a créé l’univers que personne ne l’a fait. ce n’est pas parce que VOUS ne savez pas que personne ne le sait.»

    Vous avez totalement raison : il se peut que je sois dans l’erreur. Je ne vois pas pourquoi vous répétez ainsi ce que je vous ai déjà expliqué. Je ne vous parle pas de croyances, je vous parle d’étapes pour en arriver à la connaissance. Le fait est qu’il est beaucoup de gens qui disent « savoir » lorsqu’en fait, il est évident qu’ils ne savent pas. Je reviendrai sur ce problème plus loin dans le texte.

    Vous dites : «Etre agnostique ne demande pas forcément de foi. Mais être athée certainement car voila la définition : « Qui ne croit à l’existence d’aucune divinité ». Il y a donc une croyance.»

    «Ce n’est pas tant ce que le scientifique croit qui le distingue que comment et pourquoi il le croit.» Bertrand Russell

    Je résume notre débat : 1+1=10. Vous avez la foi que la réponse à cette question est 10. Moi, je ne crois pas que vous ayez raison. Je n’affirme pas que votre réponse soit impossible, j’affirme que vous vous trompez dans votre raisonnement ou que vos preuves ne sont pas congruentes avec la réalité. Vous me dites que ma foi est la même que la vôtre. Ma réponse ne se base pas sur la foi mais sur une démarche scientifique. Si je rejette vos croyances, ce n’est pas sur la base de ma foi, mais sur la base d’une démarche. Vous pouvez arguer que votre foi dénote aussi une démarche ou que j’ai foi en ma démarche de la même façon que vous en la vôtre.

    Votre démarche est spirituelle, la mienne est scientifique. Je vais expliciter toute la différence entre ces deux méthodes dans les paragraphes qui suivent. Je vais d’abord fournir certaines précisions qui semblent nécessaires en ce qui a trait à l’athéisme, l’agnosticisme et la foi religieuse.

    À la question « croyez-vous en Dieu »? Je réponds comme le faisait Einstein : « Dites-moi d’abord ce que vous entendez par Dieu ». Si vous définissez ce que vous entendez par dieu, alors je peux définir ma position. Si vous me demandez ce que je pense de Louminidou sans pour autant me préciser ce que vous entendez par ce terme, il serait déraisonnable de votre par de ne pas vous attendre à ce que je vous réponde : « je pense que Louminidou est probablement un mot (succession de symbole – lettre – qui porte un sens) ».

    Un athée (a = absence; theos = dieu) peut posséder la même foi qu’un croyant s’il affirme savoir que Louminidou (ou dieu) n’existe pas. S’il affirme la non-existence d’un dieu quelconque ou de tous les dieux en même temps, on le désigne par l’athée positif : il affirme quelque chose (l’inexistence de dieu) de la même façon que le théiste (dieu existe).

    Les croyants se trompent lorsqu’ils croient que tous les athées sont des athées positifs. Ils négligent l’athée négatif : celui-là n’avance aucune croyance; il ne fait que les rejeter. Cette position est en fait une absence de croyance. Vous êtes un athée négatif en ce qui a trait à la licorne rose invisible, Thor, Zeus, tout le panthéon hindou, Louminidou, Bouddha, Rê… car vous rejetez ces croyances : vous dites donc ne pas croire en ces dieux. Si vous êtes certain qu’ils n’existent pas, alors vous êtes un athée positif à leurs endroits : vous dites croire qu’ils n’existent pas. « Ne pas croire en X » est tout à fait différent de « croire que X n’existe pas ». Le premier n’implique pas que X soit faux, mais le second, oui.

    En gros, ce n’est pas parce que l’athée négatif rejette votre croyance qu’il affirme nécessairement qu’elle est fausse. Ici, la croyance diffère de la connaissance. À la question de savoir si un être surnaturel aurait créé l’univers, je ne peux qu’être agnostique : j’ai une absence de connaissance sur le sujet (a = absence, gnosis = connaissance). Comment avoir la connaissance de la couleur rouge lorsqu’on est aveugle de naissance? Le théisme et l’athéisme reposent sur ce qu’une personne croit; l’agnosticisme repose sur ce qu’une personne prétend ne pas pouvoir savoir. La croyance et la connaissance sont évidemment liées, mais ils ne sont pas la même chose et ils répondent à différentes questions. Il n’y a pas de continuum entre l’athéisme et le théisme où l’agnosticisme occupe une position centrale. Une opinion métaphysique ne suppose pas nécessairement une croyance théologique, mais l’inverse, oui.

    Par contre, je peux affirmer, grâce à tout un courant en anthropologie et en psychologie évolutive qui analyse la religion comme un produit naturel des habiletés cognitives bio-sociales de l’être humain, que dieu est un pur produit de notre cerveau social. Une croyance qui est fondée sur une théorie convaincante et qui est constamment soutenue par de nombreuses preuves empiriques ne peut pas être correctement décrite comme «avoir la foi». Le mot « foi » a plusieurs sens. Chez les athées, cette définition est celle de la confiance simple basée sur l’expérience passée. La foi, dans cette définition, a une limite : elle ne devrait aller que là où les preuves vont, c’est une croyance qui est justifiée. Dans la religion, cependant, la foi signifie beaucoup plus, elle signifie essentiellement de croire en quelque chose sans aucune raison rationnelle et sans suffisamment de preuves empiriques à l’appui. Elle est une croyance injustifiée.

    Les chrétiens qui utilisent ce terme pour décrire leurs propres croyances sont censés l’utiliser de la même façon que le fait Paul: « Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère, une démonstration de celles qu’on ne voit pas. » [Hébreux 11:1]

    Cette sorte de foi est problématique parce que si une personne croit vraiment quelque chose sans preuves – même de faibles preuves – alors elle a formée une croyance sur l’état du monde indépendamment de l’information qui est peut-être accessible. Les croyances sont supposées être des représentations mentales sur la manière dont le monde se présente à nous. Une croyance sur le monde est l’attitude mentale que le monde est structuré d’une certaine manière plutôt qu’une autre. Cela signifie que les croyances devraient être dépendantes de ce que nous apprenons. Car, si les croyances ne sont pas dépendantes des faits, elles deviennent séparées de la réalité. Une croyance qui ne se base pas sur la réalité ne peut pas être réfutée par la réalité.

    La foi est la vertu chrétienne la plus importante non pas parce que croire que Dieu existe est si important, mais plutôt parce que faire confiance à Dieu est si important. Ce n’est pas une simple croyance en l’existence de Dieu, mais la confiance en Dieu (et Jésus).

    Je ne nie pas que certaines personnes aient des expériences mystiques ou religieuses, au cours desquelles elles ressentent la présence de Dieu, ou éprouvent le sentiment d’appartenir à un tout et de saisir le sens profond de la vie. Je ne nie pas non plus que de nombreuses personnes fassent l’expérience de la présence de Dieu dans leur vie de tous les jours. Je nie plutôt que les états mentaux produisant ces sensations aient des causes surnaturelles.

    Si vous faites l’affirmation que dieu existe, et par dieu vous prétendez « un seul être surnaturel qui a créé notre univers », je vais rejeter votre déclaration comme étant insoluble, car aucune procédure à notre disposition ne pourrait déterminer de manière sûre l’existence ou la non-existence d’une telle entité non-scientifiques (de là mon agnosticisme). N’ayant aucune bonne raison de croire ou de réfuter son existence, je vis ma vie comme si Dieu n’existait pas.

    Si, d’autre part, vous vous référez au Dieu de la Bible quand vous prétendez que «Dieu» existe, je vais aussi rejeter cette déclaration, et cette fois non pas comme insoluble, mais comme manifestement fausse (de là mon athéisme). Je suis certain, hors de tout doute raisonnable, que la bible n’est pas la parole d’un être surnaturel. Je vais vous expliquez, un peu plus loin dans ce texte, pourquoi cette croyance est très probablement fausse.

    Ma position envers toute réclamation théiste est essentiellement la même – une position par défaut – c’est à dire, la position athée. Cependant, il ya cette résistance farouche chez de nombreux croyants à reconnaître cette définition de l’athéisme négatif. Beaucoup continuent d’une manière capricieuse et têtu de tenter de la définir comme une «croyance en l’inexistence des dieux», en essayant de faire croire que c’est une position de «foi», dans une tentative de maintenir l’athéisme dans la même position et le même niveau de critique à laquelle leurs religions sont soumises en raison de leur position confessionnelles non étayées par des preuves empiriques et logiques. La position athéiste n’est pas une question de «foi», car elle ne nécessite pas une telle chose, les athées utilisent la pensée critique, la «foi» est un concept abstrait qui néglige pratiquement la nécessité de la logique et de la raison. Etre athée, c’est justement procédé par un raisonnement logique. L’athée ne réfute pas aveuglément tout concept de dieu qui se présente à lui.

    L’athéisme pur demandera toujours un acte de foi. Mais, je ne ressens pas le besoin de prouver l’inexistence d’un quelconque dieu, je ressens seulement le besoin de réfuter les preuves qu’avancent tous ceux qui pensent qu’il existe. Nuance.

    Si je tombe sur une réelle preuve d’une divinité quelconque, alors je vais modifier mes croyances en proportion de la preuve. Mon point de vue est une vue basé sur la raison, l’observation et l’évidence.

    « Il y a une bonne raison de tenir une proposition pour vraie, à savoir que des faits peuvent être avancés en sa faveur ; il y en a une multitude de mauvaises. Parmi elles, la tradition, l’autorité et la révélation figurent en tête de liste. La religion les réunit toutes les trois ». (Normand Baillargeon, « Heureux sans dieu »)

    « Les valeurs éthiques les plus hautes auxquelles adhèrent les croyants n’ont rien à voir avec leur religion; ce sont toujours des valeurs en soi humanistes – comme l’altruisme, l’empathie, le pardon et le respect – qui ont pour but d’assurer la cohésion sociale chez le primate humain. C’est ce que le christianisme appelle l’amour du prochain et que les évolutionnistes appellent des habiletés adaptatives assurant la cohésion du groupe. Comme les croyants ont acquis leurs valeurs morales à l’intérieur d’un cadre religieux, ils croient que ces valeurs ne sont assurées que par les religions. En réalité, ces valeurs préexistent à l’acquisition d’une religion et c’est pourquoi elles sont universelles et toujours conditionnées, dans leur application, par le groupe social d’appartenance. » (Daniel Baril, Heureux sans Dieu).

    Nous pourrions aussi nous demander, au passage, qu’est-ce qui est le plus moral: aider les gens uniquement par souci de réduire leurs souffrances, ou les aider parce que vous pensez que le créateur de l’univers va vous récompenser pour cela?

    Puisque la foi (croyance sans preuve) n’est ni légitime ni une question de morale, nous revenons à l’obligation que les croyants ont de fournir des raisons cohérentes de penser que leur dieu existe. En l’absence de telles raisons, l’incrédulité des athées en ces dieux n’est ni intellectuellement, ni moralement problématique. De surcroît, la science n’a pas besoin de tous ces concepts de dieu ou d’esprit, tout fonctionne sans ces hypothèses!

    L’expérience personnelle est loin de toujours conférer à nos croyances le degré de certitude qu’on voudrait fonder sur elle. Chacun de nous sait d’ailleurs très bien que nos sens peuvent nous tromper, notre souvenir ne pas correspondre à ce qui s’est vraiment passé, notre jugement s’avérer erroné. Il est donc important de connaître et de comprendre les limites du recours à l’expérience personnelle pour justifier les croyances. Ainsi, au sujet de votre révélation, je doute, faute de preuve (je n’ai pas foi en mon doute : comment peut-on avoir foi en l’incertitude?). Le témoignage de votre conversion est fondé sur votre expérience, quelles raisons me donnez-vous de croire que la véracité de ce que vous avancez est plus probable que le fait que vous vous trompiez ou que vous me trompiez? Votre position est inconsistante, parce que les raisonnements qui justifient votre scepticisme envers les croyances que vous ne possédez pas (islam, judaïsme), vous ne l’appliquez pas à celles qui vous ont été inculquées dans l’enfance ou qui sont répandues dans votre environnement immédiat (christianisme). Des affirmations extraordinaires demandent des preuves qui sont elles-mêmes extraordinaires.

    Le scepticisme scientifique, nommé aussi scepticisme rationnel, est une pratique et une position épistémologique qui remet en doute la véracité de certaines allégations par manque de preuves empiriques ou de reproductibilité. Cette démarche cherche à promouvoir la science, la pensée critique et à soumettre à la méthode expérimentale (lorsque cela est possible) les affirmations d’existence de phénomènes paranormaux (notamment ceux étudiés par l’ufologie, la parapsychologie et la cryptozoologie) ou surnaturels (réincarnation, résurrection).

    Je me montre également humble et ouvert à toute explication logique. Je suis prêt à abandonner mes convictions qui me semblent scientifiquement justes, si elles se révélaient fausses, suite à de nouvelles découvertes et de nouveaux arguments. Je ne peux me baser sur la foi des autres pour accepter leurs points de vue, sinon j’accepterais tout et n’importe quoi. Si tout peut être justifié par la foi, alors elle ne justifie finalement rien du tout. Vous vous basez sur votre foi pour affirmer que la bible est la révélation d’un être surnaturel. « Ce qui est affirmé sans preuve, peut être nié sans preuve. »

    « Un des effets vraiment pernicieux de la religion, c’est qu’elle nous enseigne que c’est une vertu que de se satisfaire de ne pas comprendre. L’on enseigne à chaque nouvelle génération d’enfants que les propositions religieuses n’ont pas besoin d’être justifiées de la même manière que toutes les autres.

    La vérité d’un livre saint est un axiome, et pas l’aboutissement d’un raisonnement. Le livre dit vrai, et si les faits semblent le contredire, ce sont les faits qui doivent être rejetés, et pas le livre. Au contraire, ce que je crois en tant que scientifique, je le crois non pas parce que j’ai lu un livre saint, mais parce que j’ai étudié les faits (fait : donnée observable de l’expérience, souvent invoquée, en vertu de son objectivité, comme preuve indiscutable). C’est vraiment tout autre chose. On ne croit pas les livres sur l’évolution parce qu’ils sont saints, on les croit parce qu’ils donnent d’énormes quantités de preuves qui se renforcent mutuellement. En principe, n’importe quel lecteur peut aller les vérifier. Quand un ouvrage scientifique se trompe, quelqu’un finit par découvrir l’erreur, et elle est corrigée dans les ouvrages suivants. Il est évident que ce n’est pas ce qui se passe pour les livres saints.

    Les vérités de l’évolution, et beaucoup d’autres vérités scientifiques, sont si fascinantes, si enrichissantes et si belles ; comme il est vraiment tragique de mourir en étant passé à côté de cela! (…) mais ma croyance dans l’évolution n’est pas du fondamentalisme, et ce n’est pas de la foi car je sais ce qu’il faudrait pour me faire changer d’avis, et je le ferais de bonne grâce si les preuves nécessaires venaient à se présenter » (Richard Dawkins, pour en finir avec dieu). L’homme cherche à avoir raison d’être certain mais rarement d’être certain d’avoir raison. La certitude ne se possède pas, elle se cherche continuellement

    « Le problème avec la croyance, c’est que trop souvent elle se prend pour une autre, et même pour son contraire, pour la connaissance. Pourtant l’évidence est qu’on croit quand on ne sait pas. Mais le croyant ne voit pas cette évidence. Il prend l’intensité de son sentiment pour une preuve de vérité. C’est l’illusion de la croyance. Comme les enfants, il ne fait pas la différence entre son sentiment subjectif et la réalité des choses. Plus ce sentiment est fort, plus il croit voir juste. Mais entre le savoir et la croyance, la différence est qualitative. On ne passe pas de la croyance au savoir par accroissement de l’intensité. On a beau croire «fort, fort, fort» ou «dur comme fer», on n’en sait pas plus que celui qui doute. Pire encore, on en sait moins ou, du moins, on diminue ses chances de savoir un jour. Car quand on croit savoir, on ne cherche plus. C’est la raison pour laquelle Socrate était plus sage que les croyants de son temps: parce qu’il ne croyait pas, c’est-à-dire parce qu’il savait qu’il ne savait rien.

    As-tu pensé qu’un jour on pourrait voir, pour ne prendre qu’un exemple, ta croyance en Dieu ou en l’immortalité de l’âme comme le fait d’une pensée primitive, du même œil que toi tu considères aujourd’hui la croyance en Zeus ou aux anges? Et ne me réponds pas que tu ne crains rien de tout cela parce que tu as la foi, justement, parce que ton cœur te dit que tu es dans le droit chemin, puisque c’est la possibilité qu’il te trompe que tu dois envisager ici. Et si tu penses un instant au nombre incalculable d’hommes qui ont été induits en erreur par leur sentiment intérieur, tu ne pourras douter qu’il s’agit d’une possibilité sérieuse. » (référence : http://www.metrocogito.com/ )

    La croyance forte ne prouve que sa force, et non la vérité de ce qu’on croit. Friedrich Nietzsche

    « Il y a des gens qui ne leur viens jamais à l’esprit de reconnaître leurs croyances comme fausses ou même de les considéré comme des croyances, ils ont été programmé avec un tel soin qu’ils les voient comme des faits, la réalité. Ensuite, ils ont peur de perdre le seul monde qu’ils connaissent, celui des désirs des attachements, des pressions sociales, des tensions, des ambitions, des inquiétudes, de la culpabilité et des éclairs de plaisirs et d’exaltations que ces choses leur apportent » (Anthony Demello).

    « Je n’ai aucun doute que votre acceptation de Christ a coïncidé avec des changements très positifs dans votre vie. Peut-être vous vivez maintenant d’une façon que vous n’avez jamais imaginée possible. Vous éprouvez peut-être des sentiments de bonheur lorsque vous priez. Je ne veux pas dénigrer aucune de ces expériences. Je tiens à souligner, toutefois, que des milliards d’autres êtres humains, en tout temps et lieu, ont eu des expériences similaires – mais ils les avaient en pensant à Krishna, ou Allah, ou le Bouddha, en faisant de l’art ou de la musique ou en contemplant la beauté de la nature. Il est évident qu’il est possible pour les gens d’avoir des expériences profondément transformatrices. Et il est évident qu’il est possible pour eux de mal interpréter ces expériences, et de continuer à se faire des illusions sur la nature de la réalité. » (Letter to a christian nation, Sam Harris).

    « Je serais le premier à admettre que les perspectives d’éradication de la religion à notre époque ne semblent pas bonnes. Pourtant, la même chose aurait pu être dite sur les efforts visant à abolir l’esclavage aux États-Unis durant les années 1775, sans doute cette personne semblait perdre son temps et le gaspiller dangereusement. » (Sam Harris, Letter to a christian nation)

    « Par contre, si l’hypothèse de Dieu n’est qu’improbable (car en science toute affirmation doit être « falsifiable », selon Popper), l’imposture des religions est bel et bien démontrable, car elles se réfèrent à des affirmations factuelles que la science a permit de démonter. Aucun des livres saints ne résiste à l’analyse scientifique, et la mise à jour des supercheries, des mensonges, des contrevérités voulues ou subies s’est à ce point banalisée et constitue une accumulation si pléthorique que personne n’y accorde plus la moindre attention. C’est l’apport irréfutable de l’archéologie moderne à la vérité historique qui renvoie le livre fondateur des trois religions monothéistes au rayon des comtes et légendes de l’antiquité.

    Celui qui s’attache au sens littéral ne devrait-il pas s’inquiéter de ce que Matthieu fait remonter l’ascendance de Joseph au roi David par vingt-huit générations intermédiaires, alors que Luc en cite quarante et une? Pis encore, il n’y a pratiquement aucun nom en commun dans les deux listes! De toute façon, si jésus était réellement né d’une vierge, l’ascendance de joseph ne serait pas pertinente et ne pourrait servir à dire que jésus accomplit la prophétie de l’ancien testament selon laquelle le messie devait descendre de David. » (Richard Dawkin, Pour en finir avec dieu).

    Bien sûr qu’il y a eu maintes tentatives pour concilier les deux généalogies. Comme je l’ai mentionné plus haut, l’homme cherche à avoir raison d’être certain mais rarement d’être certain d’avoir raison. Lorsque l’on cherche pour ne pas avoir tort on se suffit facilement de mauvaises preuves. Il est plus facile de croire à une logique erronée que de remettre en cause la valeur de ce qui nous a été enseigné. Et plusieurs mauvaises preuves ne donnent pas une bonne preuve.

    « À défaut d’avoir raison, on préfère tous ne pas souffrir. »

    « Il tombait néanmoins dans le même piège que les chrétiens, en supposant que les quatre Évangiles étaient à un titre quelconque un récit historique. Leurs multiples auteurs – qui n’ont publié leur œuvre que des dizaines d’années après la crucifixion – ne sont d’accord sur rien d’important. Matthieu et Luc divergent sur la généalogie de Jésus et sur sa naissance d’une vierge. Ils se contredisent mutuellement sur la « fuite en Égypte », Matthieu disant qu’« un ange du seigneur apparut en songe à Joseph pendant son sommeil » et lui ordonna de s’enfuir immédiatement en Égypte, tandis que, selon Luc, tous trois restèrent à Bethléem, jusqu’à ce que soit accompli « le temps où elle devait se purifier selon la loi de Moïse », c’est-à-dire quarante jours, puis ils regagnèrent Nazareth via Jérusalem.

    Il n’en demeure pas moins que toutes les religions ont farouchement résisté à toute tentative de traduire leurs textes sacrés en langages « compris du peuple », comme le dit Cranmer dans son livre de prières. Il n’y aurait pas eu de Réforme protestante sans la longue lutte pour transcrire la Bible en langue vernaculaire, brisant ainsi le monopole du clergé. Des hommes pieux tels que Wycliffe, Coverdale et Tyndale ont été brûlés vifs pour avoir tenté des traductions prématurées.

    On pourrait donc en déduire, conclusion absurde et dangereuse, que dieu est monolingue. » (Dieu n’est pas grand – Comment la religion empoisonne tout, Christopher Hitchens)

    Ça vaut la peine de mentionner, en passant, que l’existence de Jésus fut en premier déclarée comme une vérité par la même institution qui insistait sur le fait que le soleil gravitait autour de la terre.

    Vous dites : «Ce n’est pas par les œuvres que nous sommes sauvés mais par la grâce de Dieu, par le moyen de la foi afin que personne ne s’enfle d’orgueil. Mais une vraie foi produit le fruit de l’Esprit (cf Nouveau testament).»

    Je n’ai jamais affirmé être supérieur à vous, j’affirme plutôt être votre égal. Nous sommes tous des animaux, c’est un fait que je vais vous démontrez dans les prochains paragraphes. Je n’ai jamais souhaité que l’homme soit un animal de la même façon que je n’ai jamais souhaité que la théorie de la gravité soit vraie. Il s’avère simplement que d’innombrables faits viennent les soutenir.

    La théorie de l’évolution n’explique pas le début de l’univers, elle explique comment les différents organismes vivants se sont développés et se sont diversifiés depuis que la vie a apparu sur la terre. Même si la vie sur la terre a été initiée par les extra-terrestres ou par un quelconque dieu, cela n’affecte en rien les évidences de l’évolution. On entraîne certains chiens et chevaux à devenir plus rapide, plus beaux, c’est la sélection artificielle (de la main de l’homme). Par exemple, la banane jaune est le produit de la sélection artificielle grâce à Jean-François Poujot qui a découvert une mutation naturelle de la banane (avant lui, les bananes que l’on mangeait étaient soient vertes, soient rouges). Il sélectionna systématiquement les bananes jaunes qui étaient plus sucrées.

    En ce qui a trait à l’homme, les mammifères sont d’abord caractérisés par l’allaitement (comme le nom l’indique : mammifère «qui porte des mamelles»), un cœur à quatre cavités, un système nerveux et encéphalique développé, une homéothermie (température interne constante et une respiration de type pulmonaire), ils apportent des soins aux jeunes qui ne peuvent vivre sans l’aide de leurs parents la première période de leur existence.

    Nous faisons parties des mammifères placentaires dont nous possédons de nombreuses caractéristiques primitive en commun : la fourrure, une longue gestation et des naissances vivantes, un néocortex élargi, une même dentition (à certains degré), et une grande capacité d’apprentissage et de flexibilité comportementale.

    Voici une liste non-exhaustive de ces tendances évolutives qui incline à fixer les primates dans une catégorie différente de celle des autres mammifères :

    « La conservation de cinq doigts ; des ongles au lieu de griffes ; deux mains souples qui ont la capacité de saisir des objets ; une tendance à la verticalité ; la conservation de la clavicule (dans de nombreux autres mammifères quadrupèdes, la clavicule a été perdu. Chez les primates, la clavicule permet une flexibilité de l’épaule et aide à la mobilité des membres supérieurs) ; un modèle dentaire généralisé, (en particulier dans les dents du fond (les molaires)) ; un manque de spécialisation de l’alimentation (en d’autres termes, les primates peuvent généralement être décrit comme omnivores, c’est-à-dire exploiter une alimentation variée composée de produits d’origine animale et végétale à la fois) ; une réduction du museau et la réduction proportionnelle de l’odorat (olfactif) ; l’accent sur la vision avec l’élaboration des aires visuelles du cerveau, la vision binoculaire et stéréoscopique sont des élaborations par lesquelles les champs visuels sont transmis aux deux hémisphères du cerveau, renforçant ainsi encore davantage la perception de la profondeur ; sauf pour certaines formes spécialisées de vision nocturne, la vision des couleurs est présente très probablement chez tous les primates ; l’expansion et la complexité accrue du cerveau (l’expansion est la plus évidente dans les aires visuelles et les aires d’associations du néocortex) ; de plus longues périodes de gestation, l’extension de la durée de vie entière ; les mâles adultes s’associent souvent à long terme avec le groupe (Un trait de comportement rarement vu chez les autres mammifères, mais très répandue parmi les primates). » Référence : W.A Turnbaugh, H. Nelson, R. Jurmain et L. Kilgore (2000). Mammalian/primate evolutionary history. Chapitre 7 dans Undertanding Physical Anthropology and Archeology, 5e édition. West Publishing Company.

    « Pourquoi l’humain aurait-il été créé, s’il est évidemment loin d’être parfait? Il possède des organes inutiles : le coccyx (vestige d’une queue préhensile), l’appendice (vestige du caecum des mammifères herbivores). D’autres animaux également, comme les baleines et les pythons qui ont des bassins et des fémurs superflus. Ces organes, aujourd’hui sans fonction, attestent d’ancêtres qui en avaient besoin. Ils ne sauraient être l’œuvre d’un ingénieur tout-puissant.

    Toute lecture honnête du récit biblique de la création suggère que Dieu a créé tous les animaux et les plantes telles que nous les voyons aujourd’hui. Mais, plus de 99 pour cent des espèces qui n’aient jamais foulé, volés, ou glissés sur cette terre sont maintenant éteintes. Ce seul fait semble exclure une conception intelligente. Quand nous regardons le monde naturel, nous voyons une extraordinaire complexité, mais nous ne voyons pas une conception optimale. Nous voyons la redondance, les régressions et les complications inutiles, on voit l’inefficacité déconcertante qui conduit à la souffrance et la mort. (…) Nous voyons des baleines qui produisent les dents pendant le développement fœtal, seulement pour les absorber lorsqu’ils deviennent adultes. Ces caractéristiques de notre monde sont totalement mystérieuses, si Dieu a créé toutes les espèces de la vie sur terre « intelligemment », il devient embarrassant, à la lumière de l’évolution, de constater toutes ces imperfections. » (Letter to a christian nation, Sam Harris).

    On peut constater la sélection naturelle en action aujourd’hui en observant des bactéries qui deviennent résistantes à nos antibiotiques. Ces bactéries mutent constamment et rapidement. La très grande majorité est tuée par les antibiotiques. Une mutation providentielle permet parfois à certaines d’entre elles de survivre et de se multiplier, et elles deviennent alors résistantes aux antibiotiques utilisés.

    Des couches géologiques plus profondes aux plus récentes, les caractéristiques anatomiques d’un même groupe d’animaux varient légèrement de façon graduelle. La taille du cheval, par exemple, s’est accrue de celle d’un petit chien (Hyracotherium : 30 cm) à celle du cheval actuel (150 cm), en 45 millions d’années. Le nombre d’orteils touchant terre est passé de quatre à un seul aujourd’hui. L’évolution progressive des chevaux est un exemple parmi des centaines d’autres. Un seul cheval moderne découvert pendant l’Éocène (entre 60 et 45 millions d’années avant notre ère) permettrait de mettre à mal la théorie de l’évolution.

    Les embryons de vertébrés (morue, poulet, humain) sont très semblables au début, mais divergent lentement à mesure qu’ils se développent, pour être de forme très différente à la naissance. Leur développement, par exemple, passe tous trois par des fentes brachiales, parfaitement inutiles pour les poulets et les humains, mais qui témoignent d’un ancêtre commun qui avait des branchies.

    Tous les êtres vivants (érables, huîtres, éléphants, humains) ont le même type de code génétique ; ils portent tous les mêmes acides nucléiques ADN et ARN, et les mêmes protéines composées des mêmes acides aminés. Par exemple, notre génome serait à 98 % similaire à celui des chimpanzés.

    Nous avons nous-mêmes procédé, avec grand succès depuis 10 000 ans, à la sélection artificielle de loups pour les transformer en de multiples races de chiens de compagnie, comme nous l’avons fait pour notre plus grand profit avec la vache laitière et les céréales. Les espèces peuvent évoluer ; elles ne sont pas immuables.

    Tout ce qui est dit plus haut est VÉRIFIABLE.

    La société n’est pas une invention humaine, les comportements parentaux (soins maternage), la coopération (pour la chasse, la défense du territoire), les conduites d’assistance (protection des petits, défenses contre les agresseurs), la hiérarchie (comportement de dominance ou de soumission), etc., sont présents chez de nombreuses espèces sociales : oiseaux, mammifères, insectes. Chez l’homme, les comportements sociaux ont des racines biologiques qui ne sont pas étrangères aux autres primates. La société est le produit de la nature de l’homme, et non de certains hommes raisonnables et réfléchis. Toutes les religions humaines possèdent un univers commun de représentations : toutes les sociétés humaines ont produit des croyances relatives à un monde de l’au-delà où vivent des esprits et des dieux. L’universalité de ces croyances et des rites associés (prière, purification, sacrifice…) proviendrait de l’activation de modules de pensée de la vie courante, légués par l’évolution et transposés à des situations exceptionnelles (face à un danger, le module «appel à l’aide» est sollicité même si personne n’est là). Face à un être défunt, le module mental qui attribue un esprit ou une âme à tout être humain continue à fonctionner. Les croyances religieuses viendraient finalement donner un sens à nos comportements et à nos croyances spontanés.

    Ce n’est pas par hasard que nous avons évolué, car ce hasard aurait produit n’importe quoi. Nous avons évolué une étape à la fois. Prenons des mots anglais pour y faire une analogie (le changement étape par étape) : seed change et devient Heed. Heed change et devient heRd. Herd change et devient hArd… harM, Warm, wOrm. Remarquer que « worm » ne ressemble plus du tout à « seed ». Sur des milliers et des milliers de générations, il est normal de ne plus reconnaître l’espèce A si son groupe s’est séparé en deux et que le second groupe (B) doit s’adapter à un nouvel environnement avec de nouveaux prédateurs et de nouvelles nécessités quant à la recherche de la nourriture. La théorie de l’évolution récompense seulement ce qui est le plus adapté à son environnement (afin de se reproduire), aucune espèce particulière n’est garantie d’émerger avec l’évolution. L’environnement d’une espèce très bien adapté peut changer du tout au tout et ainsi elle peut s’éteindre (les dinosaures se sont éteints et certains mammifères ont survécu car ils étaient mieux adaptés pour survivre à la sécheresse).

    Si une explication de la réalité est biaisée, il est possible à quelqu’un d’autre de prouver que cette explication est fausse. Les propositions scientifiques sont réfutables, sinon elles ne sont pas scientifiques. Je crois à partir de preuve, sinon alors, je suis en danger de croire tout ce qui tourne autour de moi (comme la licorne rose invisible). Vous croyez sur la base d’une révélation et non sur la base de preuve. À partir du moment où vous avez ces croyances-là, elles biaisent vos perceptions sensorielles et ainsi ces croyances s’auto-renforcent ; on complète la réalité pour qu’elle s’adapte à notre modèle. Les idées religieuses sont congruentes avec les besoins issus de la conscience de soi.

    Lorsque je compare mes « croyances » (dont je suis prêt à remettre en question si les faits sont réfutés) aux vôtres (qui ne reposent sur rien d’autre que votre foi aveugle), je me dis qu’il faut être de mauvaise foi pour ne pas voir où repose la différence entre vos croyances et les miennes. Ce n’est pas tant cette différence de croyance qui me distingue de vous que comment et pourquoi je crois.

    « On ignore si la guêpe anesthésie ainsi la chenille ou si son venin, tel du curare, sert seulement à immobiliser la victime. Dans ce dernier cas, la proie peut avoir conscience d’être dévorée vivante de l’intérieur, mais ne peut bouger le moindre muscle pour s’y opposer. Cela paraît d’une cruauté barbare, mais nous verrons que la Nature n’est pas cruelle : elle est simplement d’une indifférence sans pitié. Cette leçon est l’une des plus terribles qui soit pour l’Homme. Nous ne pouvons accepter que la Nature soit ni bonne ni mauvaise, qu’elle ne soit ni cruelle, ni bienveillante, mais simplement inaccessible à la pitié : indifférente à toute souffrance et sans but ». (Richard Dawkin, la loi des gênes, pour la science 1996)

    Le diamètre de la terre fait 12 756 kilomètres, le soleil en fait 1 391 000 kilomètres. Le soleil est 300 000 fois plus gros que la terre. La vitesse de la lumière fait 299 792 458 mètres par secondes (donc 299 792 km/seconde). Cela prend donc 8 minutes 19 secondes à la lumière du soleil pour arriver sur la terre. La vitesse de la lumière fait exactement 9 460 730 472 580,8 km par année. Proxima Centauri, l’étoile la plus proche du système solaire, se trouve à 4,22 années-lumière. Le diamètre du disque galactique (la voie lactée) est de 70 000 à 100 000 années-lumière et elle contient 140 000 000 000 d’étoiles (dont le Soleil). Dans l’univers visible, il y a environs 400 000 000 000 de galaxie comme la nôtre avec chacune des milliards et des milliards d’étoiles. Notre vision de l’univers s’arrête à 14 000 000 000 d’années-lumière du soleil. À ce jour, rien ne permet de trancher si l’Univers est fini ou infini. Et voyez-vous, je n’ai pas besoin d’avoir la foi pour affirmer ne pas le savoir. Si vous me dites qu’il est infini, je vais vous demander des preuves. Si vous n’en avez pas et que vous vous basez sur votre foi (un vieux livre sacré), vous devez comprendre que rationnellement, vous n’avez absolument rien de tangible et qu’il est normal que certain ce moque de vous.

    Si l’on vivait en 1000 av. J-C. et que l’on me disait tout ça, je dirais que cette personne est folle et qu’évidemment, quand on regarde vers le ciel, c’est bien le soleil qui tourne autour de la terre. Aujourd’hui, nous avons les moyens de le savoir. Malheureusement, il existe encore des gens pour croire que la terre est plate ou que sa propre religion est la bonne malgré toutes les évidences à notre disposition.

    Einstein : « Je ne crois pas en un dieu personnel : cela, je ne l’ai jamais nié et je l’ai au contraire clairement laissé savoir. S’il y a en moi quelque chose qui puisse être appelé religieux, c’est l’admiration sans limite que je ressens à contempler la structure du monde telle que la science peut nous la révéler ».

    J’ai une fascination pour la vie, pour ce qu’elle nous apporte en connaissance.

    Vous me dites orgueilleux.

    Vous affirmez que dieu se soucie de chacun personnellement et que le cosmos a été créé spécifiquement pour l’homme. Selon vos dires, nous sommes le centre de tout.

    Pour ma part, je me crois très humble d’affirmer que nous ne sommes pas le centre de l’univers.

    La religion enseigne à se montrer extrêmement égocentrique et vaniteux. La seule chose que l’on apprend de votre prise de position est votre ignorance en ce qui à trait à ce que vous attaquez. Si vous n’êtes pas ignorant desdits sujets, c’est alors que vous êtes délibérément malhonnête et que vous essayez de créer une confusion sur ce qu’est la science dans l’espoir que cela mènera à un plus grand soutien de vos prises de positions.

    Vous me dites aveugle, mais ne serait-ce pas vous qui affirmez avoir besoin d’un guide pour vous diriger? Enlevez cette Bible de votre vie, elle vous a peut-être été d’un bon secours, mais elle vous trouble la vue.

    « On ne perçoit du monde que ce qu’on est préparé à en percevoir. » Bernard Werber

    Vous êtes en amour avec la vérité? Prouvez-le.

    Bertrand Russel disait : « Beaucoup de gens seraient prêts à mourir plutôt que de penser. Et ils meurent ».

    P.S. Vous qui en appelez tant au diable pour nous mettre dans le tort, je vous propose de lire ceci : Histoire générale du diable, de Gérald Messadié. Le diable est globalement un outil socio-politique pour les dirigeants de certaines cultures afin de contrôler leur population. Le diable? Je n’ai pas peur de cette invention culturelle.

  10. Marco

    Je comprends ce que vous dites au niveau de l’homosexualité : « condamner l’acte, pas les personnes ». Votre attitude envers l’homosexualité serait que celle-ci serait une tendance « tentatrice » contre laquelle l’homme est appelé à lutter, comme également d’autres « mauvais instincts » (les péchés capitaux).

    Ce qu’il faut comprendre, c’est que vous portez un jugement moral (l’acte homosexuel est un péché) qui est inspiré d’un livre ancien.

    Je suis dans l’autobus et j’éternue. Un monsieur m’approche et me dit : « éternuer est mal, il faut réprimer ce besoin. Si vous ne le réprimez pas, vous allez appeler les démons! » Et il me montre des statistiques et des études qui démontrent qu’après avoir éternué, les probabilités de se blesser augmentent radicalement. Il me parle d’un livre sacré où cela a été clairement proscrit. Il précise qu’il condamne l’acte et non les personnes.

    Comment pourrions-nous prendre cette personne au sérieux? Il est évident qu’elle fait fausse route! Ce qui sera le plus difficile dans cette situation, ce n’est pas tant de démontrer qu’il a tort que le fait qu’il accepte qu’il est dans le tort. Il se base sur son livre sacré, si les faits ne démontrent pas maintenant qu’il a raison, ils le feront plus tard. Pour lui, ce ne sont que de futiles détails. Il est impossible que son livre sacré se trompe sur ce sujet et il n’aura pas le moindre doute qui traversera son esprit; au pire il interprétera différemment ce que dit son livre sacré.

    Sachant que les écrits d’un livre quelconque ne peuvent à eux seuls être une preuve qu’un comportement est immoral, il est nécessaire d’apporter d’autres arguments pour pouvoir défendre cette fragile prise de position. Les gens cherchèrent ainsi des faits pour appuyer leur position, peu importe si ces faits étaient erronés et/ou mal compris. Lorsqu’on ne veut pas remettre en question notre position et que rien de concret ne vient la soutenir, on se satisfait facilement de peu.

    On dit de l’homosexualité qu’elle est contre-nature…

    Chez l’espèce humaine, la reproduction se fait, sauf exceptions, dans le cadre de la sexualité. Ça n’implique pas que le reste de la sexualité soit « contre-nature ». Mettre la normalité en fonction de la reproduction équivaut à qualifier d’anormal toutes celles et tous ceux qui ont des relations sexuelles en se sachant infertiles ou encore dont le but premier n’est pas de concevoir un enfant (donc, 99% des relations sexuelles :D).

    Chez l’être humain (et le Chimpanzé, le Bonobo, l’Orang outan et le Dauphin), le comportement sexuel n’est plus un comportement de reproduction, mais devient un comportement érotique. Au cours de l’évolution, l’importance et l’influence des hormones et des phéromones sur le comportement sexuel a diminué. Au contraire, l’importance des récompenses est devenue majeure. La reproduction, chez l’être humain, est une conséquence indirecte de la recherche du plaisir.

    Pour ces raisons, biologiquement, la sexualité humaine est plutôt bisexuelle. Mais l’influence du contexte culturel et des expériences personnelles est majeure dans le développement de l’orientation sexuelle. L’homosexualité, l’hétérosexualité et la bisexualité sont des possibilités « biologiquement normales » du développement.

    Aucune organisation psychiatrique ou psychologique majeure d’Occident ne considère l’homosexualité comme étant une maladie ni un sujet d’intervention en tant que tel. Au contraire, beaucoup d’entre elles dénoncent fermement tout essai de changement d’orientation sexuelle comme étant dangereux, non nécessaire et inefficace.

    Est-ce que vous croyez que toute relation sexuelle entre noir et blanc est contre-nature? C’est-ce que l’on pensait lorsque les noirs étaient considérés comme étant de vulgaires animaux. Aussi, le baiser est évidemment « contre-nature » puisque la bouche, avec les dents, est faite pour manger et non pas pour la sexualité.

    Mais, qu’est-ce qui est réellement contre-nature? « Contre la nature », cela veut dire qu’une chose est opposée aux règles qui régissent l’équilibre de la planète et qui menacent la cohérence de son fonctionnement. Ainsi, l’eau correspond à un certain état de la matière, soit liquide. La capacité de marcher sur un liquide serait donc contre-nature; revenir à la vie après trois jours le serait aussi; guérir miraculeusement les malades mais être incapable de guérir les amputés (lorsque pourtant de simples animaux peuvent régénérer un membre au complet) l’est également.

    Ce qui est créé par la nature, ce qui est observable dans la nature est donc naturel, dire qu’une chose est mauvaise lorsqu’elle existe dans la nature, c’est de porter un jugement moral. Si vous parlez du naturel comme normalité et du « contre-nature » comme anormalité, alors je vous réponds : « La norme est une définition statistique, ce qui explique qu’on puisse être anormal et sain. Mais quand on fait taire quelqu’un qui sort de la norme, on provoque alors des troubles relationnels » (Boris Cyrulnik, les nourritures affectives). Voilà pourquoi je trouve que votre prise de position au sujet de l’homosexualité est immorale.

    Éternuer n’est ni un péché, ni une vertu. Faire en sorte que des gens se sentent coupable d’éternuer est immoral. Les gens ne naissent pas homosexuels et ne choisissent pas de l’être, l’identité gai se construit peu à peu ; l’homosexualité n’est pas un état, c’est un processus.

    Un vieux livre n’a pas à nous dicter comment penser, juger et comprendre le monde.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s