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Qu’est-ce que l’athéisme? Pourquoi ne pas plutôt être agnostique?

Voilà près de six ans que Libresansdieu parle d’athéisme. Mais s’est-on seulement demandé ce qu’est l’athéisme au juste? Un article présent sur l’ancien site visait à répondre à cette question. En voici une version un peu réduite et remaniée.

La plupart des ouvrages donnent comme définition d’athéisme la croyance selon laquelle il n’y a pas de dieux. Cette définition est mauvaise pour deux raisons. D’abord, elle suppose un préjugé positif envers les monothéismes: que dire alors d’une peuplade ayant une religion axée sur les ancêtres, mais qui « croit qu’il n’y a pas de dieux » ? Devrait-on dire qu’ils sont athées? On en doute. Définir l’athéisme selon la définition de « dieu » est donc plutôt hasardeux. (Source: Martin, 2007).

Deuxièmement, cette définition n’est pas conforme à l’étymologie réelle du mot.

Définition étymologique

Athéisme vient du Grec a/theos, ce qui signifie sans/dieu. Le « a » est un privatif, qui se distingue de « anti ». Un athée est donc une personne « sans dieu », c’est-à-dire une personne qui ne croit pas qu’il existe de dieux. Il ne s’agit pas d’une personne qui s’oppose à Dieu. Une personne, selon cette définition, pourrait ne jamais avoir entendu parler des dieux et être athée.

Selon le Cambridge Companion to Atheism

Cependant il est possible de ne pas avoir de croyances religieuses tout en critiquant, en tant que positions métaphysiques, éthiques, scientifiques, etc, les croyances et doctrines religieuses d’autrui.

Le Cambridge Companion to Atheism (Martin, 2007, p. 1-2) propose à cet effet de distinguer l’athéisme, dans son étymologie originelle a/theos (absence de croyance) d’un athéisme tel que défini dans le dictionnaire, l’incroyance positivement articulée. On parle alors respectivement d’athéisme négatif et positif.

Le problème resurgit alors: comment concevoir l’athéisme positif alors qu’il n’y a pas de définition de ce qu’est Dieu? En quoi, au juste, est-ce que l’athée ne croit pas? Martin propose de donner une définition minimale des dieux pour répondre à cette question.

Il y aurait le Dieu stéréotypé des religions monothéistes: créateur, juge, législateur, etc. Et d’un autre côté les dieux des polythéistes, celui des déistes, celui des panthéistes. Certains athées positifs s’intéresseraient seulement au premier Dieu, cherchant par exemple à réfuter son existence. Une fois son travail accompli, avance Martin, cet athée positif pourrait très bien retourner à un état d’athéisme négatif… jusqu’à ce qu’une nouvelle « preuve » de l’existence de Dieu (ou tout argument théiste) se présente à lui et demande à être réfuté.

D’autres athées positifs entreprennent un programme plus large, et tentent de miner la religiosité elle-même, y compris les croyances polythéistes, déistes et panthéistes. Pour ce faire, ils feront souvent appel à des arguments basés sur la psychologie des masses, l’évolution des facultés cognitives ou l’étude comparative des religions.

Finalement, selon Martin, il est possible d’alterner les types d’athéisme selon la croyance à laquelle on a affaire. On peut ne pas croire mais demeurer indifférente à tel ou tel conception de Dieu, tout en cherchant à attaquer telle autre conception. Par exemple, plusieurs athées respectent, sans la partager, la position panthéiste d’Albert Einstein, et ne jugent pas pertinent de l’attaquer, bien qu’ils puissent critiquer les concepts de Yahvé ou Allah. En revanche, dans The God Delusion, le professeur Richard Dawkins a consacré un chapitre entier à critiquer la position d’Einstein, qu’il qualifie de « haute trahison intellectuelle » (Dawkins, 2006).

En fait, selon le même Dawkins, nous sommes tous athées concernant au moins 99% des dieux. Même les religieux, lorsqu’ils critiquent les autres religions, font preuve d’un athéisme positif « localisé ».

On ne choisit par d’être athée.

Cet athéisme comme état de fait sépare l’humanité en deux groupes, sans intermédiaire, sans zone médiane : les athées et les théistes. Ceux qui croient en au moins un être supérieur quelconque, et ceux qui n’y croient pas. (Vous pouvez lire à ce propos la position de Positive Atheism sur le sujet.)

Il est possible de choisir une idéologie qu’on articulerait (ou non) avec notre athésime. Mais on ne décide pas d’être ou de ne pas être athée: cela découle automatiquement de notre position par rapport à l’existence de dieux.

Par ailleurs, « choisir d’être athée » implique que l’on choisit nos croyances, ce qui est en soi assez contestable.

Agnosticisme et limites de la connaissance

Plusieurs estiment que l’athéisme est une position radicale et que l’agnosticisme serait plus « prudent » ou « neutre ». En réalité, l’agnosticisme est un autre type de proposition, qui concerne la possibilité de connaitre, de savoir si des êtres transcendants existent ou non. Athéisme et agnosticisme relèvent de deux types de questions:

  1. Athéisme: Comment est le monde? Qu’est-ce qui existe?
  2. Agnosticisme: Que puis-je connaitre au sujet du monde? Comment?

Il n’est donc pas exclu d’être athée et agnostique. Il s’agit même d’une position très répandue. Voici quelques manières de formuler l’athéisme en tenant compte de notre possibilité de connaitre:

  • « Si Dieu existait, ça se saurait. »
  • « Même si Dieu existait, on ne pourrait le démontrer. »
  • « Je suis athée concernant tous les dieux qu’il serait possible de connaitre, et je suspens mon jugement au sujet des dieux qui n’ont aucun rapport avec la réalité. »
  • Etc.

Ce qui est à éviter, ce sont les positions pseudo-agnostiques qui donnent autant de possibilité à l’existence ou l’inexistence de dieu. Le fait de ne pouvoir se prononcer avec exactitude ne signifie pas automatiquement que les deux hypothèses sont équiprobables.

Certes, on voit parfois des croyants s’accrocher à l’espoir qu’un athée se convertisse en évoquant le fait qu’il ne peut savoir avec certitude absolue que Dieu n’existe pas. (Cela n’est pas sans rappeler l’adolescent qui, réalisant que l’objet de son affection ne peut être certain à 100% de ne pas l’aimer, conclue que c’est l’amour fou. Mais je digresse.)

Répondons à ce croyant optimiste (et du coup à l’adolescent amoureux). Les opinions humaines devraient être circonscrites dans les limites de la raison. Que ce soit une hypothèse positive (dieu existe) ou négative (dieu n’existe pas), ce jugement se fait dans les limites du raisonnable. On ne peut faire autrement, puisque le jugement se produit dans la raison. Celui qui affirme savoir que Dieu existe avec une certitude absolue, ou pire, qui prétend connaitre Dieu, celui-là est en train, au fond, de prétendre connaitre ce qu’il ne connait pas et que, selon son propre aveu, il ne pourrait pas connaitre, cette chose étant inaccessible à la raison humaine.

En revanche, lorsque j’affirme que Dieu n’existe pas, je me prononce dans les limite de ce que je peux connaitre. S’il existe d’autres plans de la réalité inaccessibles avec de petits dieux de cachés à l’intérieur, nous ne pourrions jamais le savoir. Ça ne veut pas dire que Dieu existe. Si ces autres mondes ou plans existent nous sommes tous agnostiques (par définition!) par rapport à ceux-ci et donc pas en mesure de savoir si des dieux s’y trouvent.*

Qui sait, peut-être que les croyants ont trouvé un autre mode de connaissance leur permettant de connaitre Dieu et que nous ne pouvons comprendre, nous, vulgaires mécréants. Cela ferait des athées de réels agnostiques, au sens médical: incapacité de connaitre une certaine classe d’objets (par exemple la prosopagnosie).  L’enfer prendrait alors une toute autre signification: cela voudrait dire que Dieu torture les handicapés.

*Pire: le ou les dieux pourraient être dans un autre monde possible, sans lien avec le nôtre, ce qui revient au même (pour nous) que de dire que Dieu n’existe pas. Le truc est de distinguer ce qu’il est possible d’imaginer de ce qui est réel.

La formation du foetus selon le Coran

Y a-t-il une description scientifiquement valide de l’embryon et de son développement dans le Coran? Non. Voyons le passage souvent recopié sur le Web par les adeptes du concordisme musulman:

(12) Nous avons certes créé l’homme d’un extrait d’argile (13) puis Nous en fîmes une goutte de sperme (nutfah) dans un reposoir solide. (14) Ensuite, Nous avons fait du sperme une adhérence (alaqa); et de l’adhérence (alaqa) Nous avons créé un embryon; puis, de cet embryon Nous avons créé des os et Nous avons revêtu les os de chair. Ensuite, Nous l’avons transformé en une tout autre création. Gloire à Allah le Meilleur des créateurs! (Sourate 23:12-14)

L’interprétation concordiste est que ces versets décrivent dans le détail le développement de l’embryon. (Voir par exemple cette page contenant un texte du concordiste Keith L. Moore).

On affirme également, sur la base d’un dessin de pacotille, que « sangsue » désigne ici « spermatozoïde », puisque les deux se ressemblent. Faisons donc la comparaisons nous-mêmes! Voyons d’abord le dessin de Moore. La chose en haut est censée être une sangsue, et on retrouve une sorte de masse ressemblant à un spermatozoïde en bas:

Photo truquée concordiste

Comparons avec un spermatozoïde et une sangsue réelle:

Vrai spermato Vraie sangsue

Moore a « oublié » de reproduire la flagelle de la gamète mâle sur son dessin, par ailleurs largement déformé de manière à soutenir son analogie gamète-sangsue.

Le Coran s’inscrit dans l’esprit de son époque

La sourate 23, si on s’en tient au texte, explique l’embryogenèse en trois moments: (1) la goute de sperme arrive dans l’utérus (ou « reposoir solide ») (2) la goute de sperme se fixe à l’utérus et se remplit de sang. (3) Cet amas de sang coagulé produit des os, lesquels sont « revêtus de chair ».

Cette conception est exactement celle qui était répandue à l’époque de rédaction du Coran. Mohammed n’émet aucune nouvelle hypothèse dans ces sourates, mais ne fait que reprendre des idées déjà en vogues provenant d’Aristote, Hippocrate et Galien et constituant la médecine de l’époque.

Dans ce passage, le Coran présente pas d’information inédite, mais reprend simplement sous une forme plus poétique le modèle de l’embryogenèse qui était dominant à l’époque.

Ce modèle contraste largement avec la science actuelle. On parle dans le Coran d’os qui sont ensuite revêtus de peau. Bien que cette hypothèse soit la plus intuitive, elle est fausse. On sait que la peau se développe avant les os, dont le durcissement n’est pas encore terminé à la naissance.

L’embryologie coranique parle d’une « sangsue » adhérant à la paroie de l’utérus, qui n’est simplement qu’un réceptacle. Cette conception ignore complètement l’existence et le rôle de l’ovule. La forme est ici apportée entièrement par le mâle, l’utérus n’étant ici qu’une materia prima sans forme.

On sait toutefois aujourd’hui que la femme apporte environ la moitié du matériel génétique, chose que les auteurs du Coran ne pouvaient savoir, et qui n’apparait donc pas dans le texte.

Nos amis les chrétiens évangéliques

Cet article s’adresse à ceux et celles qui souhaitent comprendre la religion évangélique et les rudiments de ses principales doctrines.

Le mouvement évangélique regroupe un ensemble de dénominations religieuses protestantes et met l’emphase sur le développement d’une « relation personnelle » avec Dieu. Cette relation est établie lors du moment de la conversion, ou « nouvelle naissance » (d’où le terme « born-again christian »). Un accent est souvent mis le prosylétisme. Les mouvements pentecôtistes, baptistes, réformés, ainsi que certaines branches de la religion anglicane, sont dites évangéliques.

Ted HaggardLe mouvement, dans son ensemble, est souvent associé (parfois à tort) aux chrétiens fondamentalistes américains. Dans les faits, plusieurs dénominations évangéliques sont dites « libérales » ne font pas une lecture littérale de la Bible. Par conséquent, ils n’endossent pas toutes les croyances et normes souvent associées aux évangéliques. Autrement dit, l’amalgame évangélique + droite religieuse américaine n’est pas toujours exact.

Cela n’exclut pas, toutefois, la possibilité de retrouver parmi les doctrines de ces églises des croyances plutôt étranges… que nous aurons un grand plaisir à explorer et critiquer sur ce site.

Principales doctrines

Il y a une variété de positions parmi les évangéliques mais ces doctrines semblent constituer la base de leur croyance:

  • La Trinité: Dieu, être transcendant, tout-puissant, éternel et créateur, existe et est constitué de trois personnes: Dieu le père, Jésus-Christ, le Saint-Esprit.
  • L’humanité est « contaminée » par le péché originel et chacun doit être racheté par le sacrifice de Jésus sur la croix afin d’obtenir le salut.
  • Il est possible de développer une relation personnelle avec Dieu. Via le Saint-Esprit, plusieurs évangéliques estiment être en « lien permanent » avec Dieu, avec qui ils conversent comme avec n’importe qui d’autre.
  • Il faut établir cette relation avec Jésus afin d’être « sauvé » et « né de nouveau » (born again). Dans plusieurs dénominations évangéliques, on considère que les religions n’établissant pas ce lien (incluant le catholicisme) ne permettent pas réellement d’être sauvé.
  • Il y a une vie après la mort. Ceux qui ont accepté Jésus iront au paradis?, et les autres (sauf exception) en Enfer. Il n’y a pas de position définitive concernant le salut des non-chrétiens, notamment la question du salut de ceux n’ayant jamais reçu le message de l’évangile.

Les évangéliques et le catholicisme

L'imposition des mains demeure une pratique répandue.

Pour simplifier le tout, on peut indiquer quelques différences avec le catholicisme. De manière générale, les évangéliques…

  • ne prient pas les saints;ne prient pas la Sainte Vierge (pas de « Marie mère de Dieu » non plus);
  • ne vont pas à des messes, on dit plutôt « réunion »;
  • ne pratiquent pas le pédobaptisme?, le baptème se fait à un moment choisi par le croyant lui-même et non ses parents;n’ont généralement pas d’orgue dans leur église, en revanche on retrouve souvent une sorte de groupe rock à la Creed;
  • n’ont pas de curés, on parle plutôt de pasteurs;ne croient pas en la transubstantation, l’eucharistie (qu’on nomme ici « communion ») est purement symbolique.

Notons aussi que plusieurs dénominations évangéliques n’acceptent pas la légitimité de l’église catholique et affirmeront parfois que les catholiques ne sont pas de véritables chrétiens.

Principaux rites

Les évangéliques ont des mariages, des funérailles et des baptêmes (lesquels se font généralement lorsque le croyant est adulte). Le pédobaptème catholique est parfois remplacé par une cérémonie de « consécration », où les parents, le pasteur et les anciens de l’Église prient pour le nouveau-né.

Certaines dénominations évangéliques possèdent un rite de l’eucharistie, qu’ils appellent « communion ». Cependant, comme il s’agit de religions protestantes, cette pratique est considérée comme purement symbolique.

Il existe d’autres rites moins répandus chez les évangéliques, comme l’onction d’huile (censée guérir les maladies) et, dans certaines dénominations, le baptème du Saint-Esprit (qui investirait l’individu de pouvoirs surnaturels).

Les évangéliques se réunissent généralement les dimanche matin pour des « réunions » ou « assemblées ». Dans plusieurs églises, il y aura d’abord des cantiques (souvent sur fond de musique rock), puis un sermon. Parfois, les « frères et soeurs » sont invités à chanter des cantiques, et ensuite se divisent en petits groupes pour étudier un passage de la Bible. La marche à suivre varie beaucoup, il n’y a pas de cérémonie plutôt fixe comme dans la religion catholique. Cette diversité est un point fort du mouvement.

Il y a aussi des réunions durant la semaine, comme des rencontres pour les jeunes les vendredis ou samedi, des « réunions de prière », des réunions pour certains groupes d’intérêt, etc. Dans certaines églises, le paroissien peut avoir jusqu’à cinq ou six de ces réunions par semaine.

C’est là un point faible du mouvement: bien qu’ils se targuent de ne pas être une religion (car ils n’ont présumément pas de rites), ils sont en réalité entourés de rites et placent la vie d’église au centre de leurs préoccupations. Dans certains cas, toutes les activités ont un lien avec l’église, incluant les loisirs (entre chrétiens), les vacances (pour visiter une méga-église ou aller dans un camp chrétien), et la pratique d’un art (pour « glorifier Jésus » et faire du prosélytisme).

On remarque souvent que les évangéliques emploient des tactiques originales pour propager leurs doctrines, comme des pièces de théâtre, des films à grand budget (y compris des productions hollywoodiennes), de la musique aux styles très variés (y compris du black métal chrétien) et bien plus.

Règles et normes sociales découlant de cette religion

  • L’abstinence sexuelle avant le mariage est généralement la norme.
  • L’alcool est souvent permis avec modération.
  • Parfois des contraintes très conservatrices concernant la musique et les films. La musique chrétienne est parfois de mise;
  • Les rôles masculins et féminins sont souvent assez stéréotypés.
  • Le divorce, souvent toléré, demeure mal vu.

Fraude créationniste: le plagiat de Warda et Han

Article créationniste révélé comme étant du plagiat

En juin 2008, deux créationnistes sont parvenus à faire publier un article dans le très sérieux journal Proteomics. Publié par Mohamad Warda (université du Caire) et Jin Han (Inje university, en Corée) le texte portait le nom de Mitochondria, the missing link between body and soul: Proteomic prospective evidence. (lien)

L’article attribuait l’évolution des mitochondries à un « créateur tout-puissant », ce qui a alerté plusieurs auteurs. En effet, la publication d’articles scientifiques à teneur créationniste est extrèmement rare.

Une inspection approfondie a révélé que l’article était une série de paragraphes plagiés à partir de plusieurs autres articles, au seins desquels on avait dissimulé de la propagande créationniste.

L’article a finalement été rétracté. Nous n’avons jamais eu d’explication quant à la teneur des propos (créationnisme flagrant et non appuyé) et surtout par rapport au plagiat évident.

Pour voir un tableau comparatif du texte plagié de Warda et Han avec les sources non-citées, consultez ce document pdf. On remarque au premier coup d’oeil que les textes ont été plagiés mot pour mot.

Autre ressource: le NCSE fait un compte-rendu de l’affaire.

L’abstinence sexuelle (encore!)

Connaissez-vous la différence entre un pénis et un morceau de ruban adhésif? D’après le site ilyaplus.com, il semble  n’y avoir aucune différence:

La relation sexuelle est une chose mystérieuse qui entraîne un lien profond entre deux personnes, même si nous qualifions ces relations « d’occasionnelles » ou de « temporaires ». Le problème est le suivant. Plus je me lie avec d’autres femmes, moins je serai en mesure de me lier complètement avec mon épouse. C’est comme un bout de ruban adhésif – plus on l’utilise sur différentes surfaces, moins il adhère aux choses. Après un certain temps, il ne colle plus à rien.

Dans notre dernier billet nous avons abordé les risques qu’entrainent une éducation sexuelle (ou absence de) axée sur la « chasteté » et la « pureté ».  C’est quoi, au juste, cette histoire de pureté? Doit-on considérer le sexe comme étant sale et malsain?

Selon Wilson et Daly (1992), l’insistance sur un contrôle de la sexualité féminine serait lié à l’assimilation de la femme à une marchandise. En tant que reproductrice, la femme permet au mâle alpha d’engendrer une progéniture. Encore aujourd’hui, selon plusieurs mentalités, cette capacité à la reproduction confert à la femme une valeur marchande certaine.

Si une stricte chasteté hors du mariage n’est pas observée, la jeune fille perd sa valeur marchande puisque sa promiscuité place l’éventuel époux dans le doute concernant la paternité du premier enfant. Pire, on considère alors que la jeune femme est une « marchandise usagée », donc de moindre valeur.

Toujours selon Wilson et Daly, cette appropriation de la femme demeure vraie même en cas de viol de l’épouse par un tiers, puisque la femme sera accusée, ouvertement ou non, d’avoir consenti, et devient nécessairement une « marchandise abimée ». On ouvre alors grande la porte à une culpabilisation de la victime.

Cette idée de marchandise « usagée » ou « abimée » se retrouve fréquemment dans la littérature pro-abstinence qui, de manière plus ou moins couverte, reprend la mentalité machiste et patriarchiste décrite plus haut.

La propagande pro-abstinence est remplie de clichés comme celui du ruban adhésif. L’idée de base est que les filles qui couchent sur une marchandise abimée. La notion de propriété est importante dans ce type de propos. Tiré du même article:

Alors il va sans dire que quand je serai marié, je n’aimerai pas l’idée qu’un autre homme ait fait l’amour à ma femme. Qu’en pensez-vous? Aimez-vous l’idée que quelqu’un d’autre aille avec votre femme? Si vous avez actuellement une petite amie et si vous avez de fortes réactions en imaginant un tel scénario, imaginez à quel point ces réactions, un jour ou l’autre, seront fortes avec votre propre épouse .

Vous pouvez même pousser ce raisonnement plus loin. Cette fille est la fille de quelqu’un. Et si elle était ma fille? Ou si elle était ma sœur? Voudrais-je que le premier venu profite d’elle? Je vois maintenant les filles sous un tout nouveau jour. Elle sont la future épouse d’un autre, la fille, la sœur de quelqu’un, etc.

La doctrine de la chasteté était certainement profitable à une certaine époque puisqu’elle permettait de maintenir la valeur de la marchandise (la femme) dont l’hymen était censé attester de la virginité. Il n’est donc pas étonnant que cette doctrine ait été codifiée au sein de plusieurs religions. Cela ne rend pas cette doctrine moins abjecte, mais permet au moins d’en comprendre l’origine.

Il a répondu à nos « Raisons pour perdre la foi »!

C’est au http://dieu-atheisme.over-blog.com/. L’auteur a répondu point par point à l’article Raisons pour perdre la foi, tiré de notre encyclopédie athée.

On apprécie le ton sincère de la réponse, mais il semble que l’auteur n’a pas saisi qu’il s’agit de raisons évoquées par des gens qui ont déjà abandonné la foi. S’imaginer que personne ne pourrait perdre la foi pour une telle raison, c’est rater complètement la cible. Aussi bien critiquer un article sur les principales causes de divorce en affirmant que personne ne pourrait divorcer pour un tel motif.

On remarque aussi les tentatives répétées de renverser l’argument contre l’athéisme, qui versent plus dans la Loi de Blake que dans l’argumentation. Répondre 15 fois que celui qui l’dit c’est celui qui l’est, ce n’est pas argumenter. Les réponses sont encore plus à côté de la plaque si on tient compte du fait qu’on peut bien abandonner la foi sans devenir athée. L’auteur nous sert (et ressert) donc un faux dilemme.

Ceci dit, il n’y a pas de permaliens surle blog Dieu-Athéisme, il vous faudra donc faire descendre la page du site si vous souhaitez retrouver cette entrée. On vous refile la totale ici même, pour simplifier le processus:

Malgré leurs prétentions d’avoir un dieu commun, les membres d’un groupe religieux ont tous une conception différente de leur dieu, ce qui mène à croire que « dieu » est plutôt une projection de nos propres travers.
réponse : il y a aussi plusieurs theorie scientifique sur l’apparition de l’univers (big bang , theorie des cordes , univers infini , univers fermé , univers plat … et plusieurs vrai peut être) , faut il ne plus croire en l’univers ?
Incapacité des membres du groupe religieux de répondre aux questions (pourtant très simples la plupart du temps) autrement que par « dieu seul sait » ou autres réponses incomplètes ou illogiques.
réponse : très drôle ! vous imaginez tout les fidèles allant a l’églises , a la synagoge ou a la mosqué , incapable de répondre a leurs propres questions que ils se posent a eux même , parfois même complexe , alors encore moins des « questions (pourtant très simples la plupart du temps) » , c’est n’est pas serieux …
et encore moins « dieu seul sait » le principe d’une religion est justement que Dieu se révèle , enseigne ou lève ses mystères
pour ce qui est des « réponses imcomplètes ou illogiques » sa me semble un argument qui vise l’intéligence même des croyants fidèles , non seulement c’est insultant , mais en plus on pourait citer des tas de personnes philosophes , politiques , scientifiques croyants qui sont tout autant instruit et diplomé que tout autres personnes et capable de faire des « réponses complétes et logiques »
Constat que la supériorité morale des croyants est un mythe.
réponse : un mythe chez les non croyants peut être … car les croyants savent que depuis Caïn qui tue son frère Abel l’immoralité n’épargne pas les croyants ,  et les croyants savent également que cette histoire fut en horreur a Dieu
et quand au constat de la supériorité des croyants il est impossible a faire , car il n’est pas écrit sur le « front » d’une personne que elle est « croyante » ou « incroyante » au moment ou un geste morale ou immoralle ce produit de sa part
Intérêt soudain pour la science.
réponse : et un « interet soudain » pour les scientifiques diplomé créationniste ou anti darwinien ou qui croit simplement en Dieu , pour ceux qui l’ignorerait encore …
Lecture des textes religieux.
réponse : de nombreux croyants ont tout lus des textes religieux et n’on pas perdus la foi
Insatisfaction par rapport aux réponses typiques concernant le problème du mal, les preuves de l’existence de dieu, l’historicité des personnages religieux, etc.
réponse : ce sont des réponses assez simple et basique de la religion , si nombreux sont les croyants a être satisfait , ce n’est pas « l’insatisfaction » qui est en question mais la « satisfaction »
Intérêt soudain pour la sexualité ou l’expérimentation avec les drogues récréatives.
réponse : les croyants font des enfants comme tout le monde , ils pratiquent donc très bien la séxualité sans problème
je ne sais pas ce que l’on entend par « drogue récréative » mais si cela vient de la nature pour les croyants c’est Dieu qui l’a fait , mais si se sont les hommes qui on crée ou modifier la nature il vaut mieux se méfier de se que satan peux inspirer parfois …
Dégoût par rapport à certaines doctrines ou implications morales de certaines doctrines.
réponse : de nombreux croyants connaissent les doctrines et n’on pas perdus la foi , ce n’est donc pas le « degout » » qui est en question mais le « plaisir » des doctrines
Constat que les textes religieux ne fournissent pas une morale intemporelle et universelle.
réponse : donc dans le sens contraire , « constat que les textes religieux fournissent une morale temporelle et communautariste » , Dieu n’a pas le droit de tenir compte du temp ou des temps Humains et des différences humaines ? au contraire il vaut mieux que il en tiennent compte si il est intéligent …
mais ne venez pas me dire pour autant que tout les textes religieux ne se ressemblent aboslument pas , c’est faux évidement , il y a au contraire toujours quelques liens de ressemblance qui leur donne justement cette « intemporelle et universelle »
Frustrations ou insatisfactions par rapport à l’expérience religieuse concrète (la messe tous les dimanches, etc.)
réponse : je dois dire moi aussi que je n’aime pas allez tout les dimanches a la messe (je préfère directement les livres et l’église humaine de tout les jours et de tout les heures quotidienne) mais cela ne m’a jamais fait perdre la foi au contraire , drôle d’idée …
Perte d’intérêt, impression d’avoir « fait le tour de la question » au sein de cette religion avec un désir de découvrir autre chose.
réponse : et puis si perte d’interet , impression d’avoir « fait le tour de la question » dans l’athéisme et désir de découvrir autre chose …  c’est pas un argument , mais dans la catégorie prosélytisme sa peu marché
Absence de preuve pour quoique ce soir de surnaturel.
réponse : « surnaturel » qui dépasse notre nature , je vous donne la preuve tout de suite car c’est très facile :
a y réfléchir bien notre vie foisone d’exemple extra sensoriele bien reele , comme les ondes radioélectriques , les ondes magnétiques (aimants) ou la radioactivité naturele que l’on ne vois pas , ne sent pas et n’entend pas naturelement grace a nos sens humains , si ce n’est grace a des objets inventer par l’Homme , il est evident que ces phénomèmes son bien reele et echape a nos sens humains cela ne veut pas dire que il n’existe pas
Dégoût face au dogmatisme ambiant au sein du groupe religieux.
réponse : de nombreux croyants connaissent les dogmes et n’on pas perdus la foi , ce n’est donc pas le « degout » » qui est en question mais le « plaisir » des dogmes
Incompatibilité d’opinion avec les positions standard du groupe religieux suivie d’une remise en question globale de la validité de cet ensemble de croyances.
réponse : si je croise un groupe d’athées voleurs , menteurs et tricheurs , il vas faloir que je remettent en question la validité de l’athéisme , sa vas être facile …
Constat que ceux qui perdent la foi, contrairement à ce que plusieurs groupes religieux prétendent, se portent aussi bien, voire mieux qu’avant de quitter le groupe.
réponse : constat que ceux qui trouvent la foi , peuvent aussi être des scientifiques , contrairement a ce que certains groupes athées ne veulent surtout pas admetrent en science
il y a aussi de nombreux pays « non laïque » comme l’Angleterre , le Pays de Galles et l’Irlande du Nord , Malte , Monaco et Saint Marin , le Danemark , La Finlande , l’Islande , la Norvège et la Suède , la Grèce et l’Ecosse , qui sont de bon pays démocratique qui possède une « religion d’état » , contraire a la laïcité et cela n’en fait pourtant pas de mauvais pays , contrairement a ce que voudrait laissé penser les défenseurs acharnés de ce concept , qui le vois parfois comme indispensable
et même dans de bon pays libre la forte propention de croyants n’est pas un problème au contraire , Espagne (84,2% Catholiques) , Italie (90% Catholiques) , Pologne (95% Catholiques) , Irlande (88,4% Chretiens) , Roumanie (87% Orthodoxes) , Portugal (84,5% Catholiques)
et c’est peut être parce que les non croyants subissent tant la culture historique Chrétienne que ils vivent si bien même si ils ne s’en rendent pas compte ou ne veulent pas l’admetre
Regard critique sur sa religion permis par une étude comparative de d’autres formes de pensée religieuse, extension du regard critique à sa propre religion.
réponse : et aussi regard critique su l’athéisme avec étude comparative d’autres formes religieuse , extension du regard critique a la laïcité
Intérêt soudain pour certaines écoles de philosophie.
réponse : si Dieu est a l’origine de tout , tout les savoirs sont intérréssant a étudié
Conflit entre ce qui semble intuitivement bien et ce que le groupe prétend être bien.
réponse : intuituivement ? mon « intuition » me dit que bientot les non croyants en appeleront a « l’ame » ou au « saint esprit » !
sérieusement ou est passé la raison rationel , car si Dieu éxiste et si Dieu est a l’origine de tout , la raison rationel est une meilleur domaine pour tester ce Dieu et la foi en lui , plutot que une intuition
Constat du caractère mythologique de sa religion.
réponse : ce sont les Historiens qui font ce genre de constat
le probléme c’est que l’Histoire n’est pas une science empirique (comme les mathématique , la physique ou la chimie par exemple)  , mais l’Histoire est une science Humaine (sujet a interprétations) , surtout avec la destruction des indices Historiques (ou des secrets volontairement bien gardé) , c’est donc l’Histoire elle même qui est mythologique en partie plus ou moins grande , pas simplement la religion
(il n’y a qu’a voir par exemple les erreurs des inpecteurs de police ou judiciaire même avec un temp historique court des innocents sont condamnés ou des coupables introuvables , certaines enquetes reussissent aussi et donc l’Histoire reste une science même si elle est humaine)
Pressions au sein du groupe pour donner de l’argent encore et encore.
réponse : oui , c’est le but de l’argent , donner recevoir échanger , mais la foi ne s’achète pas , pourquoi dans l’autre sens inverse l’absence d’argent ferais perdre la foi … sa peut vous faire perdre du groupe de voleur qui vous a arnaquer , mais surement pas perdre la foi
Désir d’autonomie.
réponse : mais la foi est autonome , personne ne peux rentrer dans votre coeur , votre cerveau ou vos sentiments pour y mettre la foi ou l’enlevé , la manipulé ou la changer , l’autonomie n’est pas une raison pour perdre la foi
Influence de personnes extérieures au groupe.
réponse : pour perdre la foi (c’est le titre de tout ces arguments) , c’est l’influence d’athée , ou plus clairement du prosélytisme athée
comme les athées ne sont pas croyants ils ne connaissent pas vraiment les religions , ils ne peuvent donc pas vraiment faire perdre la foi a un croyant qui connais sa religion
Attitude critique face à l’enseignement parental, y compris la dimension religieuse.
réponse : et une attitude critique face a la propagande athée ou antireligieuse et sa dimension laïc
Frustration face à l’usage de la peur comme outil persuasif (menace de l’enfer, d’une punition divine etc.)
réponse : comme tout les pays démocratiques utilisent la peur ou la punition de la prison (semblale a l’enfer) pour faire reculer toutes sortes de crimes , pas de quoi faire tomber une démocratie ni même de quoi faire perdre la foi
Constat du caractère largement humain et souvent hypocrite des religions.
réponse : largement humain ? c’est a croire que Dieu a presque disparus des religions , a moins que se soit hypocrite comme affirmation
Constat de l’inefficacité de la prière.
réponse : une prière peut être inéficace c’est vrai et même l’absence de prière peut être éfficace , mais les croyants le savent et donc peuvent garder la foi , comme la dit jesus :
Matthieu 6:5-8
Lorsque vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues et aux coins des rues, pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils reçoivent leur récompense.
Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.
En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés.
Ne leur ressemblez pas ; car votre Père sait de quoi vous avez besoin, avant que vous le lui demandiez.

L’Atlas de la création… un guide de chasse et pêche?

L’ouvrage du créationniste musulman Adnan Oktar présente de nombreux clichés d’insectes et de fossiles, affirmant à chaque fois que si la bestiole existe encore dans sa forme originelle alors l’évolution ne peut exister. Certains clichés sont en réalité des faux, et proviennent d’un site qui vend des appâts pour la pêche, ainsi que des insectes postiches pour la photo et le cinéma.

Sur une photo, les auteurs de l’Atlas ont oublié de dissimuler l’hameçon de l’appât: Détail de la page 244, l’Atlas de la Création (1ère édition).

L’artisan ayant créé ces insectes n’est pas Allah, mais un américain du nom de Graham Owen. Monsieur Owen a créé une page où il montre côte à côte ses appats à pèche et les pages de l’Atlas de la création.

Voir la première édition de l’Atlas de la création, pages 241 et 244 pour les clichés plagiés et frauduleusement présentés. L’organisation de Harun Yahya s’est hélas empressée de retirer les clichés des éditions subséquentes, privant les futurs lecteurs d’un gag considérablement absurde.

Relation ou religion?

https://i2.wp.com/www.insidesocal.com/feelthenuys/archives/tedhaggard.jpgSi vous avez discuté avec des chrétiens évangéliques, vous vous êtes peut-être butés à l’argument suivant: « nous n’avons pas une religion, mais une relation avec Dieu ». Ou quelque chose dans le même ton. Pourquoi les évangéliques affirment-ils cela, et quelle est la valeur de cet affirmation?

Les évangéliques insistent sur la foi personnelle et une certaine forme de quête spirituelle avec pour origine l’individu et non le groupe. Il est tout à fait permis de douter que cette démarche personnelle se déroule réellement, mais elle est tout de même au centre de leur doctrine. La foi personnelle est, toujours dans le langage des évangéliques, s’oppose:

  1. Au « légalisme », le respect superficiel de règles de conduite sans avoir vraiment la foi;
  2. À l’hypocrisie, c’est-à-dire accomplir des rites en public alors qu’en privée on « vit dans le péché ».

Pour plusieurs évangéliques, bref, le terme religion est associé à ces deux notions péjoratives. Il n’est donc absolument pas question d’admettre qu’ils ont une religion. Pourtant, c’est exactement de religion dont il s’agit. Le terme religion n’est pas opposé à relation, au contraire. Une religion est, par définition, un rapport à un ou plusieurs êtres transcendants.

Les évangéliques ont des croyances, lesquelles sont systématisées en un ensemble de dogmes et de rituels. Il s’agit d’une religion. Le fait qu’ils croient avoir plutôt une relation avec Dieu (ou Jésus?) n’est pas un signe qu’il ne s’agit pas d’une religion; il s’agit plutôt d’une autre croyance faisant partie de leur système religieux.