« Ta vie ton choix » cite George Alan Rekers!

Je vais revenir plus amplement sur la bêtise et l’hypocrisie sans borne du site Ta Vie Ton Choix (ci-après TVTC). Je veux simplement indiquer, avant que monsieur Lizotte réalise sa bourde et modifie son site, que la page « Comment peut-on aider les garçons qui agissent comme des filles et les filles qui veulent être des garçons ? » s’appuie sur les propos de George Alan Rekers, qu’on aperçoit dans une vidéo.

Or, Rekers, comme on le sait, est un amateur de prostitués mâles dont le placard a été percé à jour il y a quelques mois. Rekers s’ajoute donc à la longue liste d’activistes anti-homosexualité qui ont eux-mêmes des comportements homoérotiques (on en avait parlé ici).

Côté crédibilité, on repassera.

Autre fait intéressant: Michel Lizotte menace, sur son site, de poursuivre en justice quiconque dira que son organisation est homophobie ou religieuse. J’attends toujours la mise en demeure.

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La tache aveugle mentale et le « saut de foi »

Une position populaire parmi les croyants avec qui je discute, de même que dans les commentaires reçus sur ce blog, est que l’athéisme est dogmatique, cherchant à tout expliquer par la science et la raison. Une proposition assortie à cette critique est de considérer un certain groupe d’assertions surnaturalistes ou irrationnelles comme étant valides. Une fois examinées avec sincérité, ces assertions apparaîtront comme vraies. C’est le « saut de foi »: assumer que des affirmations qui semblent absurdes sont en fait pleines de sens, de manière à réaliser qu’elles sont réellement pleines de sens.

L’idée que les croyants ont accès à des connaissances privées n’est pas formellement impossible. S’il y a un ou plusieurs êtres suprêmes, il n’est pas exclus qu’ils puissent communiquer à leurs « fans » des réalités inédites. Mais il y a des problèmes. Je vais en soulever deux.

D’abord, il semble que, si j’effectue le « saut de foi » et que j’adopte finalement une attitude critique vis-à-vis de l’ensemble de croyances qui me sont proposées, le croyant serait tout à fait en mesure d’affirmer que je n’ai pas réalisé correctement ou sincèrement le saut de foi. Cela entraîne une impasse dans le dialogue puisque mon interlocuteur juge que si j’avais vraiment « compris », alors j’aurais pu expérimenter toute la vérité de son système de croyance et je serais d’accord avec ce système. Comme je ne suis pas d’accord, alors je ne dois pas avoir « compris ». Je mets des guillemets au mot compris car il ne s’agit pas vraiment de compréhension rationnelle, laquelle éliminerait le besoin de faire un « saut de foi ». On remarque qu’il y a déjà, comme croyance sous-jacente, l’idée que l’on peut atteindre une vérité sans faire usage de la raison, simplement en s’imprégnant de cette vérité inexprimable.

Ce qui me mène à mon second problème avec le « saut de foi ». S’il faut être chrétien pour « comprendre » le christianisme, musulmane pour « comprendre » l’islam, etc, alors je vois un triste avenir pour toute forme de dialogue entre des personnes de religions différentes, et un avenir encore pire pour tout débat entre athée et croyant. Le saut de foi implique qu’il y a une « tache aveugle » dans l’esprit de l’individu ne faisant pas partie du groupe religieux X. Cette faille cognitive m’empêche de saisir toute la vérité de la religion X.  Et c’est là le problème: pratiquement toutes les religions me disent qu’il faut que j’adopte leur système et que, ensuite, je vais « comprendre ». Pour être cohérent, il faut admettre que tout le monde possède une tache aveugle mentale l’empêchant de « comprendre » les croyances de l’autre. Ça tombe vite dans le relativisme le plus plat, et empêche toute discussion argumentée puisque les éléments requis pour échanger font partie des choses que nous ne pouvons comprendre, nous qui ne partageons pas cette « foi » particulière.

Un petit exemple. Supposons Christian, un chrétien, et Muslima, de foi musulmane. Pour véritablement saisir la religion de Muslima, Christian devrait, finalement, faire le saut de foi et se convertir à l’islam. Réciproquement, Muslima (si on se fie à la logique interne de l’argument par le « saut de foi ») devrait être chrétienne pour avoir une appréciation authentique des croyances de Christian. Autrement dit, Christian comprend Christian et Muslima comprend Muslima; la communication est impossible.

Pour l’athée, le « saut de foi » est une nuisance qui freine l’examen critique des religions sur la base que nous ne pouvons simplement pas comprendre, nous, vulgaires infidèles. Pour le croyant, le « saut de foi » rend impossible la communication de sa foi à autrui et relègue la religion au même statut que les traditions et particularités culturelles. Conséquences qui me semble assez indésirables, hormis pour des religions déjà très laïcisées (cathos non-pratiquants, juifs culturels, etc.)

Ah, et bonne année 2012!

 

 

Honte à Raymond Gravel

Il vous restait peut-être un peu de sympathie pour l’abbé Gravel* ?. Homosexuel avoué, en faveur de l’avortement, ancien député du Bloc québécois, etc., ça pèse favorablement dans la balance. Ça rend le bonhomme plus humain, plus près de nous. Enfin un curé qui s’oppose au Vatican concernant l’homosexualité, quel homme!

J’ai cependant révisé largement à la baisse mon évaluation de monsieur Gravel.

Un article paru aujourd’hui dans Le Devoir vous donnera peut-être envie de réévaluer, vous aussi, votre position. Et peut-être d’aller tirer des tomates sur Raymond Gravel.

Il est question du recours collectif contre les prêtres (et employés) de la communauté de la Sainte-Croix. On se souvient du mode de règlement, avec un tableau à deux axes: actes posés et traumatisme perçu. Avec, dans chaque case du tableau, le montant que recevra la victime.

C’est ça le problème, selon Gravel, les victimes n’en sont pas, et ne méritent pas un sou. Si elles sont capables de demander de l’argent, alors elles sont fonctionnelles et ne sont pas des victimes. Il les compare plutôt à des prostitués.

Gravel se donne lui-même en exemple: à 12 ans, il a eu des relations sexuelles avec un prêtre. Il a aimé ça. Il en a quand même profité pour « lui soutirer une montre » en faisant du chantage. Les victimes, selon Raymond Gravel, sont de cette trempe. Gravel insinue que les victimes étaient toutes consentantes et que, au pire, elles sont simplement trop pleurnichardes pour aller de l’avant dans la vie. Ou peut-être qu’un évènement traumatisant serait arrivé de toutes façons: « Il aurait pu arriver n’importe quoi dans la vie qui n’a rien à voir avec les prêtres ».

Dans cette logique digne du Secret et de la Force d’Attraction, Gravel pense que la victime a ce qu’elle mérite et même désire secrètement. Les anglos disent « you brought this on yourself ».

Une suggestion pour monsieur Gravel, une petite expérience maison:

  1. Lancer des tomates sur Raymond Gravel;
  2. Lui dire qu’il a aimé ça;
  3. S’il a pas aimé ça, lui dire qu’il aurait fini par s’en faire lancer, anyway;
  4. « You brought this on yourself. » Lui dire d’arrêter de victimiser.

Pour empirer son cas, Gravel ment. Il prétend que la Congrégation de la Sainte-Croix risque la faillite (ils sont pleins aux as) et que l’Église ne devrait pas payer pour quelques individus (l’institution est responsable, pour avoir activement protégé les agresseurs et caché les faits). Et puis, entre vous et moi, la Congrégation de la Sainte-Croix reçoit de l’argent public pour son monument érigé au kitch (l’Oratoire St-Joseph), plus le fric des touristes crédules qui achètent les reliques et autres babioles ridicules célébrant « frère André », le Mickey Mouse de ce Disney Land de la spiritualité. Je me demande si les touristes savent qu’une partie de leur fric finance indirectement de pédos.

En tout cas, rayé de mon livre, le Gravel.

Dans les conversations de partys de Noel, j’ai souvent entendu l’abbé Gravel mentionné comme « un qui est pas si pire », un progressiste, etc. Je ne me gênerai pas pour renvoyer mes interlocuteurs à cet article. Il est « aussi pire ». Si on se base sur lui pour se donner une bonne image du catholicisme au Québec, alors il faut arrêter tout de suite.

*Oui, c’est celui qui souhaitait être en curé au plus fort de l’élection.

Pensez-vous encore qu’on ne peut opposer deux droits, monsieur Boisvert?

Yves Boisvert dit parfois de bonnes choses, parfois de moins bonnes. Il importe en tout cas de souligner certaines absurdités lorsqu’elles se présentent. (voir ça aussi).

Il y a quelques années, Boisvert avait déclaré, dans le contexte des « accommodements raisonnables », qu’on ne peut opposer deux droits, ici le droit à la religion et l’égalité des femmes. Il s’opposait alors à une proposition visant à inclure, dans la Charte québécoise des droits, l’égalité homme-femme. Je ne trouve plus l’extrait (autrement que cité ailleurs), alors va falloir me croire sur parole mais il a écrit ça.

Évidemment, il n’existe pas de « droit à la religion », (c’est plutôt le droit à la liberté de religion) alors c’était mal parti. Boisvert est spécialiste du droit alors on s’attendrait quand même à un peu mieux que de le voir inventer des droits qui n’existent pas au Canada. Un droit, dans ce contexte, est quelque chose que l’État me donne. Si l’État m’accorde un droit, alors l’État me donne quelque chose. L’État ne me donne pas de religion (ce serait ça, un « droit à la religion ») nous n’avons pas de religion d’État. l’État me garantit plutôt le droit de pratiquer une religion. Dans le cadre prescrit par la loi, et en assumant moi-même les coûts liés à cette pratique religieuse. Je me répète, mais ça ne peut pas nuire.

Petite question purement rhétorique*, pour faire réfléchir: Yves Boisvert couvre actuellement le procès Shafia. Est-ce qu’il pense encore qu’on ne peut opposer un autre droit au « droit à la religion »? Disons, par exemple, le droit à la vie? La procureur affirme carrément que c’est la religion qui a poussé Shafia à tuer. Lui-même a déclaré devant le jury que ses filles l’ont cherché et qu’il s’agit d’une punition divine.

Que ce soit pour des raisons religieuses ou une « mentalité tribale » (l’emphémisme à la mode) Shafia ne va pas s’en tirer en jouant la carte de la religion. Alors je répète ma question: peut-on opposer le droit d’exercer sa religion avec le droit à la vie? Me semble que oui, puisqu’on est en train de le faire.

*C’est clair que Boisvert sait qu’on peut opposer deux droits – ça s’appelle un conflit de droit, les tribunaux en voient à tous les jours. On pourrait pratiquement abolir tout le droit  si ce n’était pas possible d’opposer des droits. Peut-être que Boisvert voulait dire que l’État ne doit lui-même pas créer de conflits potentiels de droits? En même temps, c’est pas la faute de l’État si certaines religions sont contre les droits de la personne… Faut pas oublier qu’on est dans un État de droit. Je dis ça de même.

Marjorie n’est plus

Marjorie Raymond, 15 ans, s’est enlevée la vie il y a quelques jours. J’entends par là que, par sa propre action, elle a cessé d’être. On peut encore employer le signifié « Marjorie Raymond », mais le signifiant n’est plus la même chose qu’alors qu’elle était vivante. Avant: c’était une adolescente, un être conscient, une écolière, une victime de bullying, etc. Après: un souvenir, pour ceux et celles qui l’ont connu. Pour la plupart d’entre nous, un phénomène médiatique lié à la question de l’intimidation dans les écoles et sur les réseaux sociaux.

Dans une lettre destinée avant tout à sa mère et publiée dans les journaux, l’adolescente démontre une croyance certaine en un monde meilleur qui l’attend. Cette croyance est à plusieurs reprises utilisée pour justifier son suicide. On remarque qu’il n’y a aucune mention de bullying. Deux passages font référence aux maux de ce monde: « C’est juste que la vie, je n’en peux plus » et, à la fin « C’est la faute de la vie et des gens jaloux, qui veulent seulement gâcher le bonheur des autres. »

Raymond croyait qu’elle allait continuer à exister et veilleur sur sa mère, comme un « ange gardien ». Insatisfaite de ce monde, elle affirme carrément que « [sa] place est en haut » et qu’elle partait « pour un monde meilleur » où elle pourrait rejoindre des être chers récemment décédés.

La question des applications sociales en-ligne excite beaucoup les journalistes – qui demeure au fond les seuls véritables utilisateurs de Twitter. Comme plusieurs journalistes voient à-travers leur lentille de Facebook-Twitter, ils réécrivent la mort de Marjorie Raymond de manière à parler de Facebook et de Twitter, ramenant ainsi le sujet à leurs obessions quotidiennes.

Vous ne m’en voudrez donc pas trop si je ramène ce sujet à l’athéisme. Pour moi, ce suicide exemplifie la notion nietzschéenne de haine de soi, haine qui devrait être tournée vers autrui mais que la morale chrétienne nous a conditionné à rediriger vers soi. Résultat: ça bouille et ça explose. La haine du corps au profit de « l’âme » (qu’est-ce que l’âme sinon une des choses que fait notre corps?) offre un soutient à l’idée que nous pouvons tuer notre corps et néanmoins continuer à exister. Nietzsche nous enseigne à aimer ce monde, nous parle de la futilité de chercher des « mondes derrières les mondes ». Pas de monde magique où tout serait meilleur.

Pourquoi la pensée évolutionniste tarde-t-elle à s’imposer?

C’est rare que je me penche sur des articles de sociologie (une discipline un peu en retard à mon avis) mais en voici un bon: Les résistances au darwinisme: croyances et raisonnements. (PDF).

L’article de Gerald Bronner se penche sur le caractère non-intuitif de la théorie de l’évolution et sa difficulté à pénétrer les esprits. Même lorsqu’elle semble dominer le paysage intellectuel, la théorie de Darwin demeure mal comprise, et les erreurs fréquentes ressemblent étrangement aux idées des créationnistes.

Ainsi, peu de gens vont dire qu’ils sont géocentristes, mais nombreux sont ceux qui expriment des croyances qui découlent d’une vision géocentriste, comme la croyance, fausse mais majoritaire, selon laquelle les phases de la lune sont causées par l’ombre de la terre projetée sur celle-ci.

Question soulevée par Bronner: « pourquoi certain énoncés scientifiques sont-ils si difficilement acceptés par la logique ordinaire? »

Bonne question. Je pense tout haut: on pourrait toujours évoquer le motif religieux: la théorie de l’évolution contredit certaines positions évoquées dans la Bible. D’accord, mais n’est-ce pas aussi le cas pour d’autres théories scientifiques aujourd’hui largement répandues, même dans les milieux chrétiens? Et que dire des nombreux chrétiens qui acceptent sans problème l’évolution darwinienne – ne sont-ils pas des contre-exemple à l’hypothèse du rejet massif pour cause religieuse? Autrement dit, c’est quoi le foutu problème avec l’évolution?

On revient à l’article de Bronner. Pour résoudre ce qu’il appelle une « énigme », il a constitué une petite étude (N=60) dans laquelle on demande aux volontaires d’expliquer une observation scientifique. Il s’agit de la disparition progressive des défenses d’éléphant.

L’explication est assez simple: la disparition graduelle des défenses est causée par le gain de fitness biologique conféré par un gène inhibant le développement des défenses; le gène augmentant la fitness puisqu’il diminue l’intérêt du spécimen pour les braconneurs, augmentant par le fait même les chances de l’animal de survivre jusqu’à la reproduction. On voit là une démonstration de la prédiction centrale de l’évolution: la variation de la fréquence des allèles au fil du temps.

Ou, si on préfère les explications brèves: les éléphants qui ne portent pas le gène ont plus de chances d’être braconnés sans laisser de descendants, donc les porteurs du gène sont de plus en plus nombreux.

Cette observation est intéressante puisqu’elle appuie le caractère contingent de l’évolution. On s’attendrait à ce qu’avoir des défenses est un avantage… mais pas nécessairement. Ce n’est pas toujours la même chose qui augmente la capacité à avoir des descendants – la seule chose qui demeure stable est que ceux qui sont mieux adaptés auront plus de descendants. Mais mieux adaptés à quoi? À l’environnement, lequel est changeant. Bref, ce qui est un avantage aujourd’hui, comme des défenses d’éléphant, sera peut-être une nuisance demain.

Tout cela est complètement à l’envers du « gros bon sens ». Pour comprendre ce qui se passe avec les éléphanteaux, pour que ça « fasse du sens » comme on dit au Québec, il faut d’abord comprendre, minimalement:

  • La définition de l’évolution biologique (variation au fil du temps et non amélioration);
  • Le caractère contingent de l’évolution;
  • La notion de fitness biologique (définit parfois comme le potentiel de propagation génétique ou la propension à avoir des descendants, mais ça demeure un débat complexe);
  • Quelques notions de génétique et de biologique développementale, notamment l’idée qu’un gène peut activer ou inhiber certains éléments du programme de développement.

Les résultats de l’étude sont déprimants. Plusieurs s’inscrivent dans un paradigme larmackiste, attribuant la disparition des défenses à un manque d’usage. D’autres l’attribuent à une sorte de volonté de l’espèce (ou à la « peur d’être tué »), qui fait disparaître ses défenses pour se prémunir contre le braconnage. Certains ont même parlé de l’alimentation, ou d’une conspiration par les américains… bref du gros n’importe quoi.

Il semble, selon l’auteur, que la majorité des gens qui se croient darwiniens sont en fait des lamarckistes, ou des finalistes qui s’ignorent (« crypto-finalistes »). Pas étonnant, dans ce cas, que le Dessein Intelligent et autres variantes plus ou moins subtiles du créationnisme connaissent un tel succès (comparativement aux géocentristes). Ces mouvements exploitent, peut-être sans le réaliser, une faille dans la cognition humaine:

(…) le caractère contre-intuitif du darwinisme est la conséquence d’une faute de raisonnement très fréquente qui peut être nommée : erreur de négligence de la taille de l’échantillon (27). Il s’agit, en d’autres termes, de notre fréquente incapacité à tenir compte, dans notre appréciation d’un phénomène, du nombre d’occurrences qui ont présidé à son avènement. Cette erreur de raisonnement est d’autant plus attractive qu’elle concerne un phénomène à probabilité d’apparition faible, mais produit par un grand nombre d’occurrences. Nous avons, dès lors, l’impression qu’il est extraordinaire puisque nous ne pouvons, ou ne voulons pas, considérer la nature de la série dont il est issu.

Dans la vie quotidienne, un évènement à probabilité faible est généralement issu d’une intention humaine. Cependant, de tels évènements peuvent se produire naturellement s’il y a un grand nombre d’essais. Bronner compare ce phénomène aux prédictions des astrologues: nous avons l’impression qu’ils ont « fait exprès » pour deviner alors qu’en réalité ils font un grand nombre de prédictions vagues qui finiront nécessairement par atteindre la cible. Fait amusant, Bronner mentionne les Sceptiques du Québec et leur « défi sceptique ».

Je termine sur cette histoire au sujet de Diagoras de Mélos, qui semble-t-il était athée: alors qu’on tentait de lui prouver l’existence des dieux en lui montrant les monuments érigés par les survivants de naufrages, il demanda à voir les temples fabriqués par ceux qui n’avaient pas survécu…

 

L’inculture des lettrés

Dans la Presse il y a quelques semaines:

Chantal Guy
La Presse

Les gens ont tendance à prêcher pour leur paroisse, les littéraires plus que les autres. Un littéraire ne peut concevoir qu’on puisse vivre sans lire. Mais il lui vient rarement à l’esprit que de vivre sans connaître les principes élémentaires de la physique, des mathématiques ou de la chimie peut être tout aussi affligeant. Il dénonce sans cesse le peu d’espace médiatique accordé à «sa» culture, il oublie qu’il partage cette disette avec les sciences, tout aussi absentes dans le discours public.

Lire la suite…

Hourra, des sitelinks!

Je cherchais un ancien billet de blog libresansdieu via Google quand j’ai remarqué que j’ai des sitelinks. Vous savez, ces petits liens que Google ajoute en bas des résultats de recherche.

Je ne parle pas le langage SEO, et je ne me fiche vraiment de placer des mots sur la première page de résultats Google. Mais c’est quand même cool.

Moins cool: la CAQ.